Monrovia dénonce une ""conspiration des médias occidentaux""

Monrovia- Liberia (PANA) -- Le gouvernement libérien affirme qu'un certain nombre de médias occidentaux envisagent de lancer "une campagne de dénigrement médiatique", pour justifier les sanctions de l'ONU, rapporte vendredi la presse de Monrovia.
Le gouvernement de Monrovia cite le "Washington Post" et le magazine "West Africa" qui auraient, selon lui, déjà commencé à publier des "articles incendiaires et diffamatoires", sous la plume de Douglas Farah et James Butty, afin de demander l'application des sanctions contre le Liberia.
Selon une note d'information rédigée par le ministère libérien de l'Information, "Newsweek" et "Cable News Network" (CNN), envisagent de lancer une campagne de même nature.
CNN, précise la note, a l'intention de faire des reportages défavorables sur le pays, alors que "Newsweek" se propose de rédiger un article, qui sera annoncé en couverture, pour "diaboliser" le président libérien, Charles Taylor.
Le Liberia est sous la menace de sanctions décrétées par le Conseil de sécurité des Nations Unies pour un trafic d'armes et de diamants avec les rebelles du Front révolutionnaire uni (RUF) de la Sierra Leone.
Ce trafic, dit-on, aurait contribué à alimenter le conflit qui fait rage depuis dix ans dans ce pays voisin.
Monrovia a rejeté ces allégations des experts des Nations Unies qui ont recommandé des sanctions en son encontre.
Une résolution du Conseil de sécurité a imposé un embargo sur la vente des diamants libériens et interdit à ses responsables tout déplacement à l'étranger.
Toutefois, au mois de mars dernier, la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) avait demandé au Conseil de sécurité d'accorder au Liberia un délai de 60 jours pour qu'il se plie à ses exigences, afin d'éviter les sanctions.
Ce délai expire le 7 mai, rappelle-t-on.
Le gouvernement libérien a fait savoir qu'il a respecté toutes les conditions posées par le Conseil de sécurité dans sa résolution 1343, en vue de la levée des sanctions.
L'ONU a dépêché récemment un nouveau groupe d'experts chargés de vérifier la réalité de cette affirmation, a-t-on noté.

27 avril 2001 21:14:00




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