Mme Zuma qualifie les maladies infectieuses d'entraves au développement de l'Afrique

Abuja, Nigeria (PANA) – La présidente de la Commission de l'Union africaine (UA), Mme Nkosazana Dlamini-Zuma, a qualifié lundi le VIH/SIDA et les autres maladies infectieuses d'obstacles au développement socio-économique de l'Afrique.

Prenant la parole lors de l'ouverture du sommet spécial de deux jours de l'UA sur le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme, baptisé Abuja+12, organisé à Abuja, la capitale fédérale du Nigeria, la présidente de la commission de l'UA a donc souligné la nécessité pour les leaders africains d'accroître leurs engagements dans la lutte contre ces maladies.

Elle a souligné les progrès réalisés dans le continent depuis la Déclaration d'Abuja, à l'issue du Sommet d'Abuja sur le VIH/SIDA, la tuberculose et les autres maladies infectieuses en 2001 et a déclaré que le taux annuel d'infection au VIH/SIDA a chuté de 25 pour cent, alors que celui de la mortalité a été réduit de 32 pour cent.

Mme Zuma a également affirmé que de 2001 à nos jours, plus de 30 millions de personnes ont bénéficié du traitement contre la tuberculose et que l'infection au paludisme a chuté d'un tiers et elle attribue ces progrès aux engagements pris par les leaders et à l'appui des partenaires au développement.

Prenant la parole lors de la cérémonie d'ouverture, devant plusieurs chefs d'Etat africains, le directeur exécutif du FNUAP, M. Babatunde Osotimehin – qui a représenté le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon – a déclaré que malgré tous les efforts, le VIH/SIDA, la tuberculose, le paludisme et les autres maladies infectieuses demeurent une menace réelle pour le bien-être et le développement en Afrique au sud du Sahara.

Il a exhorté les leaders africains à faire preuve de plus d'engagement politique en faveur de la lutte contre les maladies.

''Chaque minute, un enfant meurt du paludisme, un sur 20 adultes vit avec le VIH, les taux d'infection à la tuberculose sont les plus élevés au monde avec plus de 260 cas pour 100.000 personnes en 2011, alors que plusieurs africains souffrent doublement du VIH et de la tuberculose.

''Ce sommet pourrait constituer un tournant dans le progrès sanitaire en Afrique; plaçons le SIDA, la tuberculose et le paludisme au centre de notre politique en santé publique’’, a-t-il dit.

Le sommet dont le thème est ''Appropriation, la responsabilité et durabilité du VIH/SIDA, la tuberculose et la lutte contre le paludisme en Afrique : passé, présent et avenir”, va examiner le niveau de mise en oeuvre des déclarations et cadres d'action depuis le sommet d'Abuja en 2000 (Summit on Roll Back Malaria); le sommet 2001 à Abuja sur le VIH/SIDA, la tuberculose et les autres maladies infectieuses et celui spécial de 2006 sur le VIH/SIDA, la tuberculose et les autres maladies infectieuses.

Une des principales décisions prises lors du sommet de 2001 était que les pays africains devaient se fixer l'objectif d'allouer 15 pour cent de leur budget annuel à l'amélioration du secteur de la santé.

-0- PANA ADE/SEG/ASA/AAS/SOC 15juil2013

15 juillet 2013 20:36:20




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