Mise en garde du SG de la Ligue arabe contre les conséquences des problèmes des réfugiés

Le Caire, Égypte (PANA) - Le Secrétaire général de la Ligue des États arabes, Ahmed Abou Gheit, a mis en garde contre les conséquences dangereuses des problèmes des personnes déplacées et réfugiées sur les efforts du développement, notamment avec les situations sans précédent constatées dans plusieurs pays arabes dont la Syrie, la Libye, le Yémen et l'Irak.

Le patron de la Ligue des États arabes a exprimé ce sentiment lors d'un discours prononcé mardi devant la réunion extraordinaire de concertation arabe sur la migration.

Cette réunion ouverte au siège de la Ligue au Caire s'inscrit dans le cadre des préparatifs de la réunion de haut niveau sur les flux de migrants et réfugiés qui sera organisée par l'Assemblée générale des Nations Unies en marge de sa session ordinaire prévue du 11 au 19 septembre prochain.

Il a demandé aux pays arabes de participer au plus haut niveau à la réunion de l'Assemblée générale et au Sommet sur la crise des réfugiés qui sera abrité, le 20 septembre, par les Etats-unis et à oeuvrer pour l'exécution des objectifs de l'agenda pour le développement durable à l'horizon 2030 liés à la migration.

Il a aussi demandé l'adoption d'une position unique des pays arabes lors de la réunion de l'Assemblée générale de l'ONU à New-York.

La cause des réfugiés dans le monde arabe s'impose avec force sur la scène internationale dans la mesure où la région fait face à une situation exceptionnelle et des états exceptionnels sans précédent à cause du nombre des réfugiés, de la complexité, de la durée et la gravité des crises qui sévissent dans certains pays de la région qui constitue, en même temps, un pont et un passage pour les migrants et réfugies.

En effet, 53℅ des réfugiés du monde vivent dans le monde arabe qui, de ce fait, supporte le fardeau le plus lourd de ces crises de réfugiés.

Il a ajouté que la question des réfugiés dans la région arabe est celle qui a le plus duré dans le temps, puisqu'ayant débuté avec les réfugiés palestiniens partis des terres de la Palestine des années 1947, 1948 et 1950 avant d'empirer durant ces dernières années dans différents endroits de la nation arabe suite aux crises en Syrie, en Irak, en Libye et au Yémen, sans compter les situations difficiles au Soudan et en Somalie.

Le secrétaire général de la Ligue des États arabes a déploré les conditions des réfugiés bloqués dans les frontières comme ceux qui se rendent en Europe à travers la Méditerranée, victimes des trafiquants d'êtres humains.

Pour sa part, le conseiller spécial du Secrétaire général de l'ONU, Karine Abou Zaid, a mis l'accent, concernant la réunion de haut niveau, sur l'importance de la conjugaison des efforts internationaux pour faire face aux défis relatifs à la question des déplacés et des migrants, compte tenu de l'influence de ce phénomène sur les questions de développement et les droits humains.

Pour sa part, le directeur du bureau régional du haut commissariat des Nations Unies aux réfugiés et coordinateur régional des crises en Syrie et en Irak, Amine Awadh, a mis en garde contre l'augmentation des déplacés qui dépassent aujourd'hui 65 millions de personnes dans le monde à cause des conflits et des combats.

Mme Awadh a indiqué, à cet égard, que 51.000 personnes se déplacent chaque jour dans le monde dont 40% dans le monde arabe, notamment en Syrie et en Irak.

-0- PANA AD/IN/IS SOC 02août2016

02 août 2016 18:36:38




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