Menace de guerre civile en Côte d'Ivoire, selon le PDCI

Abidjan- Côte d'Ivoire (PANA) -- La Côte d'Ivoire est au bord de la guerre civile, a déclaré lundi à Abidjan, le Secrétaire général du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI, l'ex-parti unique), évoquant ainsi les massacres interethniques qui, depuis le 1er juin dernier, ont fait plus d'une centaine de morts, dans la région de Duékoué (à 484 km à l'ouest d'Abidjan).
"Quand des affrontements entre des communautés sont légitimés.
Quand on sait que tous les Ivoiriens se trouvant en zone de foret sont l'objet d'agressions caractérisées, d'assassinats, de dépossessions de leurs biens et que certains sont obligés, comme des chiens errants, d'être dans les villes et non dans les plantations (.
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Quand on connaît la situation que nous vivons, devons-nous attendre pour savoir que la guerre civile est à nos portes?", s'est interrogé M.
Mady, au cours d'une conférence de presse.
"Nous interpellons la conscience de la communauté internationale pour ne pas faire de la Côte d'Ivoire un nouveau Rwanda.
Quoique comparaison n'est pas raison, et qu'on ne puisse pas dire demain, après que nous étions plus là que nous n'avons pas pu faire quelque chose", a-t-il prévenu.
Le Secrétaire général de l'ex-parti au pouvoir a, par ailleurs, réitéré les accusations formulées, samedi dernier, par l'ancien président Henri Konan Bédié, contre le président Laurent Gbagbo et son parti, le Front populaire ivoirien (FPI, au pouvoir), qu'il accuse de "vouloir se maintenir au pouvoir par la violence, en procédant notamment à des 'attaques ciblées' contre des cadres du PDCI".
"Le premier devoir des autorités c'est la sécurité des personnes et des biens.
Quand elle n'est pas assurée, celui qui en est cause et responsable c'est le président de la République", a indiqué M.
Mady qui rend ainsi M.
Gbagbo directement responsable de l'insécurité qui sévit dans le pays.
Tout en fustigeant "l'inertie et la complaisance" des ministres chargés de la Sécurité intérieure et de la Défense, le Secrétaire général du PDCI a expressément invité les Forces de défense et de sécurité (FDS) et les Forces impartiales (l'Opération des Nations-unies en Côte d'Ivoire et la force française Licorne) à "assurer leurs missions de protection des biens et des personnes (.
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), à réagir et à agir avant qu'il ne soit trop tard".

07 juin 2005 13:21:00




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