Me Wade jette la pierre aux députés à propos de la dépénalisation des délits de presse

Dakar, Sénégal (PANA) – Le président sénégalais Abdoulaye Wade évoque la réticence de  l'Assemblé nationale de procéder à l'adoption du projet de Code consensuel de la presse, en raison de la proposition de dépénalisation des délits de presse, contenue dans le projet.

Expliquant la réticence de l'Assemblée, Me Wade révèle que «pour les députés, le journaliste est un citoyen comme un autre et devrait donc répondre de ses actes, comme tout le monde, devant le tribunal pénal», ajoutant cependant, qu’il n’y a "pas de journaliste en prison au Sénégal, pas plus qu’il n’y a de détenu politique".

"Nous allons devoir avancer, car c’est la seule clause qui empêche l’adoption du texte. Le projet a été adopté en Conseil des ministres, mais le gouvernement tente de convaincre l’Assemblée nationale qui est très réticente. Là aussi, il nous faudra avancer».

Rappelant les efforts de son gouvernement au profit de ce secteur, le chef de l'Etat sénégalais prend à témoin "l’observateur du développement des libertés dans notre pays", affirmant que: "de quelques rares feuilles en 2000, il y a, à présent, foison de journaux quotidiens, hebdomadaires, manuels, mais le ton, en permanence agressif, dénote une période d’apprentissage du côté des professionnels des médias".

Il a ensuite abordé les conditions des entreprises de presse, en rappelant la demande d’amnistie fiscale émise par le patronat de la presse, estimant que ce secteur «croule généralement sous les dettes et même paie difficilement ses employés».
-0- PANA SIL/SSB/IBA 01erJanv2012

01 يناير 2012 12:04:19




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