Maurice favorable au retour de Marc Ravalomanana à Madagascar

Addis-Abeba, Ethiopie (PANA) – Tous les exilés politiques, y compris l’ancien président malgache, Marc Ravolomanana, doivent pouvoir revenir à Madagascar et répondre, le cas échéant, des graves crimes qu’ils ont commis devant la justice, a affirmé vendredi à Addis-Abeba, en Ethiopie, le ministre mauricien des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et du Commerce international, Arvin Boolell.

S’exprimant lors d’un entretien accordé à la PANA, M. Boolell a exhorté les parties malgaches à respecter «la Feuille de route» et à aller rapidement aux élections générales.

«Si on se réfère à l’article 20 de la Feuille de route, personne n’est au-dessus de la loi. Toutes les personnes présumées responsables d’actes atroces doivent en répondre devant la justice. Tout en disant cela, il faut aussi respecter les engagements pris par le gouvernement inclusif de sortir de la crise», a-t-il indiqué.

Le ministre mauricien, qui fut facilitateur dans la crise malgache au nom de la Commission de l’Océan indien (COI), a estimé que le refus des autorités malgaches de laisser atterrir l’avion de Marc Ravalomanana à Antananarivo relevait «de considérations intérieures».

«Nous pensons que le vice-ministre sud-africain des Affaires, Marius Fransman, en concertation avec les parties malgaches, déterminera la marche à suivre. L’essentiel, c’est la mise en œuvre de la feuille de route qui a été signée par toutes les parties malgaches. Il faut également qu’il y ait une meilleure représentativité au sein de la Commission électorale nationale indépendante (CENI )», a martelé M. Boolell.

Il a par ailleurs estimé qu’il faut sortir de la transition et aller vite aux élections pour permettre au peuple malgache de s’exprimer librement.

«Le Parlement de transition peut contribuer à la solution du déblocage. Lui aussi a une certaine responsabilité. Les parlementaires ont les moyens de prendre une décision. La question de l’amnistie a été évoquée sans que  personne ne remette en cause la nécessité de laisser la justice faire son travail», a encore dit le chef de la diplomatie malgache.
-0- PANA SEI/AAS/IBA  27jan2012

27 janvier 2012 16:14:17




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