Manifestation pour réclamer plus de protection contre le SIDA

Le Cap- Afrique du Sud (PANA) -- Plus d'un millier de personnes ont manifesté au Cap pour demander au gouvernement de mettre en application un programme national de prévention contre la transmission du VIH de la mère à l'enfant et de développer un Plan national de traitement et de prévention pour lutter contre la pandémie.
Un office était présidé lundi à la Cathédrale St George par Hillaris Morris, directeur de Black Sash, une organisation pionnière dans la lutte anti-apartheid et qui s'est maintenant reconvertie dans les questions de développement social.
M.
Morris a lancé un appel en faveur de l'introduction par le gouvernement d'une subvention de base et a promis le soutien total de Black Sash à la campagne en faveur de la prévention de la transmission de la maladie de la mère à l'enfant et du Plan de traitement.
La messe a été ouverte par Thandeka Manthsi, une volontaire de la campagne en faveur d'un traitement et son enfant qui a allumé une bougie en la mémoire de tous ceux qui sont morts du VIH/SIDA.
Le Révérend Renate Cochrane a lu des messages de plusieurs organisations, en particulier celui envoyé par un groupe féminin de soutien psychologique aux malades du SIDA qui a demandé au gouvernement d'appliquer le programme de prévention de la transmission mère-enfant à l'échelle nationale.
Le Dr Mark Cotton, pédiatre, a expliqué la frustration ressentie par les personnels de santé en raison du fait qu'ils ne sont pas en mesure d'apporter les soins médicaux essentiels, se bornant à assister à des souffrances inutiles à une large échelle.
L'Archevêque anglican Njongonkulu Ndungane a appelé à "un leadership uni et concerté" pour "travailler en faveur d'une génération sans SIDA".
"Notre nation pleure à la vue de ces tombes trop nombreuses", a-t-il encore dit.
Exhortant le gouvernement à mettre en application le programme de prévention de la transmission mère-enfant et à traiter les séropositifs, il a fait remarquer que "la politique persistante du silence et du refus est inacceptable".
Selon le président du Congrès des syndicats sud africains (COSATU), Willie Madisha, le refus de l'Etat de reconnaître la gravité de l'épidémie du SIDA entraîne de nombreux décès de pauvres et de professionnels sud africains.
"Lorsque nous avons soutenu le gouvernement dans le procès contre les firmes pharmaceutiques, nous espérions qu'il fournirait rapidement un traitement pour toutes les personnes vivant avec le VIH/SIDA.
Mais au lieu de cela, "le gouvernement refuse d'accepter que le VIH/SIDA est une cause majeure de décès", a-t- il déploré.

09 octobre 2001 20:05:00




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