Mali : Ouverture de la conférence sur la situation sécuritaire dans le Sahel et en Afrique de l'Ouest

Bamako, Mali (PANA) - Le Président malien, Ibrahim Boubacar Kéita, a procédé samedi à l’hôtel de l’Amitié de Bamako, à l’ouverture de la Conférence régionale des ministres des Affaires étrangères de la CEDEAO sur la situation sécuritaire dans la Sahel et en Afrique de l’Ouest, en présence du président togolais, président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), a constaté sur place la PANA.

Cette conférence est organisée par le gouvernement malien et la CEDEAO, en collaboration avec l’Union africaine (UA), l’organisation des Nations Unies à travers la MINUSMA et l’Union européenne (UE).

Le président malien a souligné que la tenue de cette rencontre se situe dans un contexte marqué par la recrudescence de l’insécurité dans la bande sahélo-saharienne et sa propagation vers les côtes ouest africaines.

Selon IBK, l’insécurité menace gravement la paix en Afrique de l’Ouest et au Sahel et, par conséquent la survie des Etats.

«Face à cette situation, l’UA, les regroupements régionaux (la CEDEAO, la CEEAC (communauté économique des Etats de l’Afrique centrale), le G5 Sahel et d’autres partenaires ont compris la nécessité de mettre en cohérence leurs efforts pour agir de manière efficace contre le terrorisme et l’extrémisme violent", a-t-il dit.

Il a estimé que l’opérationnalisation et le déploiement de la force conjointe de G5 Sahel est «d’utilité publique et universelle», car elle constitue une «digue pour le monde» en matière de lutte contre le terrorisme.

Le président malien a réitéré l’engagement de son pays à mener résolument une croisade contre le terrorisme, l’extrémisme violent, aux côtés de la CEDEAO et d’autres entités, gage de la paix et du développement du continent.

De la déclaration de Bamako qui doit sanctionner les travaux des ministres en charge des Affaires étrangères de la CEDEAO, «nos attentes sont fortes et pleines d’espérance, à travers notamment la formulation d’actions concrètes de lutte contre le phénomène du terrorisme et surtout la mise en place d’un mécanisme de suivi, ainsi que le développement d’une synergie d’actions des Etats de l’Afrique de l’Ouest et du Centre.

Auparavant, le président togolais, Faure Gnassingbé, dans une brève intervention, s’est dit confiant quant à la capacité du Mali, pays d’une riche histoire, à relever le défi de vaincre la situation d’insécurité que connaît ce pays.

«Parlons peu et agissons plus», a lancé le président togolais pour qui le Mali doit d’abord recouvrer l’intégrité de son territoire et mettre en place partout les institutions de l’Etat. Sans cela, rien ne sera possible", a averti le président en exercice de la CEDEAO.

Il a appelé les Maliens à l’union sacrée pour libérer «la mère patrie» et éviter de faire croire que ceux qui viennent aider ce pays ne connaissent pas le Mali plus que les Maliens eux-mêmes.

Annoncé à cette rencontre, le président guinéen, Alpha Condé, président en exercice de l'UA, n'a pas fait le déplacement de Bamako.

La conférence se poursuit à huis-clos et devra déboucher en fin d’après-midi sur une déclaration dite «déclaration de Bamako».
-0- PANA GT/IS/SOC 14oct2017

14 octobre 2017 17:10:43




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