MSF ouvre un centre de traitement d'Ebola dans la région du Nord-Kivu en RD Congo

Mangina, RD Congo (PANA) - En riposte à l'épidémie d'Ebola qui frappe actuellement la région du Nord-Kivu, en République démocratique du Congo, Médecins Sans Frontières (MSF) a ouvert le 14 août dernier, un centre de traitement de la maladie à Mangina, une petite ville considérée comme l'épicentre de l'épidémie.

Tous les patients de l'unité d'isolement où MSF travaillait pour améliorer la biosécurité ont été transférés dans les 12 tentes du nouveau centre de traitement d'Ebola, a indiqué MSF dans un communiqué, qui précise qu'au total, 37 patients sont actuellement hospitalisés, 31 ayant  été confirmés par des tests de laboratoire comme étant infectés par le virus, tandis que les autres sont classés comme cas suspects.

"Parmi nos patients, nous avons plusieurs collègues du système de Santé congolais dans la région", explique Gwenola Seroux, coordinatrice des programmes d'urgence de MSF, expliquant qu'ils ont été les premiers à réagir et que certains ont été exposés au virus.

Le virus a déjà tué 41 personnes, selon le ministère congolais de la Santé.

Le 1er août 2018, la République démocratique du Congo a déclaré une épidémie d'Ebola dans le Nord-est du pays.

S'agissant de certaines des priorités énoncées dans le plan de réponse global des autorités sanitaires, MSF a déclaré être également actif dans son soutien à l'infrastructure de Santé locale.

Dans la province de l'Ituri, une équipe de MSF travaille sur la route entre Mambasa et Makeke, à la frontière avec le Nord-Kivu et visite des centres de Santé pour installer des salles d'isolement en cas d' Ebola.

Les protocoles de prévention et de contrôle des infections sont renforcés pour assurer la continuité des soins pour les patients non atteints du virus Ebola, ce qui constitue un pilier essentiel de la riposte à l'épidémie.

Pour la même raison, l’organisation s’emploie à protéger les différents projets existant dans la région contre le risque de contamination, continuant ainsi à fournir des services médicaux indispensables.

Un programme de vaccination est actuellement mené par le ministère de la Santé avec le soutien de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) dans la région la plus touchée par l'épidémie.

Selon le ministère de la Santé, près de 1.200 contacts ont été identifiés à ce jour.

MSF a noté que le Nord-Kivu, où l'épidémie a été déclarée le 1er août, était l'une des zones les plus instables de la région.

Les conflits en cours et les interventions militaires intenses ont entraîné un nombre élevé de déplacements, aggravant le problème chronique de l'accès limité aux soins de santé.

De grands mouvements de population peuvent se produire soudainement en réponse à une explosion de violence.

Ces facteurs auront un impact significatif sur la réponse humanitaire. Les activités pratiques, telles que la recherche des contacts, la sensibilisation des communautés, la surveillance, les enquêtes d'alerte, la vaccination et la promotion de la santé, qui nécessitent généralement l'accès à des sites distants, sont inévitablement affectées par les limitations pratiques imposées par le contexte.

En Ouganda voisin, MSF fait partie du groupe de travail national chargé de veiller à ce que des préparatifs efficaces soient mis en place pour faire face au risque de contagion transfrontalière.
-0- PANA MA/JSG/IBA 17août2018

17 août 2018 12:03:41




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