Monrovia- Liberia (PANA) -- Le président sortant de la CEDEAO, le Malien Alpha Oumar Konaré, souhaite que le Sommet des 20 et 21 décembre à Dakar, au Sénégal, aborde la question de la violence dans la sous-région de l'Afrique de l'Ouest.
"La position de la CEDEAO a été claire.
Nous n'acceptons ni la violence, ni la force des armes.
Nous voulons que cela soit clair au cours du Sommet", a déclaré le lundi 17 décembre, M.
Konaré à la presse à l'issue d'un entretien à huis clos avec le président libérien, Charles Taylor.
Le dirigeant malien a indiqué que la CEDEAO devait continuer à s'opposer à l'utilisation de la voie des armes pour le renversement des gouvernements démocratiquement élus dans la sous-région.
"La CEDEAO doit s'assurer que tous les pays adhère à ce principe.
Nous devons condamner tous les groupes armés et encourager les parties au dialogue", a-t-il dit, peu avant son départ du Liberia.
Le chef de l'Etat malien a expliqué que le sommet de Dakar recherchait le redoublement des efforts des 15 Etats membres pour la levée des sanctions imposées au Liberia par les Nations Unies.
Ces sanctions sont motivées par le commerce présumé diamants contre armes entre le Liberia et la rébellion sierra-léonaise du Front uni révolutionnaire (RUF).
Des membres du gouvernement libérien, dont le président Taylor, ainsi que leurs épouses et collaborateurs, ont été interdits de voyage en dehors du pays, tandis que le commerce des diamants a été stoppé pendant une année.
Une récente évaluation du respect par le Liberia des exigences nécessaires à la levée des sanctions est venue aggraver la question, car la mission de vérification a recommandé des sanctions supplémentaires qui incluraient le commerce du bois et le gel des fonds issus du commerce maritime.
Par ailleurs, le président Taylor s'est excusé auprès de son homologue malien pour son absence au Sommet de Dakar, qui, dit- il, est motivée par la "situation qui prévaut dans le pays", une allusion apparente à la guerre menée dans le nord du Liberia contre des rebelles.
La délégation libérienne à ce Sommet sera dirigée par le ministre des Affaires étrangères, Monie Captan, qui a déjà quitté Monrovia pour la capitale sénégalaise.