Libye : Le chef d’état-major de l’armée dirigée par Haftar sort indemne d’un attentat à la voiture piégée

Tripoli, Libye (PANA) - Le général de Division, Abdelrazek Al-Nadhouri, chef d’état-major de l’armée nationale libyenne fidèle au maréchal Khalifa Haftar, a échappé, mercredi, à une tentative d’assassinat après l’explosion d’une voiture piégée au passage de son convoi dans la zone de Sidi Khalifa dans la ville de Benghazi (Est), illustrant la persistance de l’insécurité dans cette ville malgré la défaite des groupes islamistes extrémistes.

"Un camion chargé de ciment a explosé lorsque le convoi du général Al-Nadhouri est passé, causant des blessés qui n’ont pas été identifiés", a déclaré le porte-parole de la direction de la Sûreté de Benghazi, Moatez Al-Akouri.

Cette explosion dont les échos ont retenti dans différends endroits de la ville, a été suivie d’affrontements entre l’unité militaire chargée de la protection du général de Division Al-Nadhouri et les services de sécurité, d’une part et un groupe terroristes dans la région, d’autre part, selon des témoins.

Plusieurs artères de la ville ont été fermés pour ouvrir la voie aux ambulances à Benghazi afin de secourir les blessés.

En outre, des sources hospitalières citées par la presse locale a fait état du décès d’un ressortissant syrien et deux blessés libyens admis à l’hôpital de la ville.

Egalement nommé gouverneur militaire de la région s’étalant de Derna à Ben Jawad à l’est, le général de Sivision compte parmi les fidèles lieutenant du maréchal Khalifa Haftar qu’il a rejoint à l’aube du lancement en 2014 de l’opération militaire "Al-Karama" (Dignité) destinée à chasser les groupes armés islamistes extrémistes qualifiés de terroristes par le camp de Haftar de la ville de Benghazi.

Actuellement, il supervise, en l’absence de Haftar évacué en France depuis plus d’une semaine suite à une attaque cérébrale, les préparatifs de l’assaut contre la ville de Derna, dernier bastion des groupes islamistes dans l’Est et qui échappe au contrôle de toute autorité libyenne.

L’absence de Haftar et surtout le flou qui entoure la réalité sur son état de santé a, semble-t-il, donné des ailes aux groupes islamistes pour tenter de porter un coup à leur ennemi juré, l’armée nationale libyenne qui les a chassés de la ville de Benghazi, berceau de la révolution du 17 février 2011.
-0- PANA BY/IS/IBA 18avr2018

18 avril 2018 16:16:34




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