Libération de l'évêque de Ruyigi (Burundi)

Bubanza- Burundi (PANA) -- Les forces gouvernementales ont momentanément quitté, jeudi matin, la zone de Mitakataka, dans la province de Bubanza (nord-ouest), pour laisser la voie libre aux Forces de défense de la démocratie (FDD) d'organiser un cérémonial de remise en liberté de l'évêque de Ruyigi (est), Mgr Joseph Nduhirubusa.
Le prélat avait été enlevé samedi dernier sur une route du centre du pays par le mouvement rebelle burundais.
Il était 10 h locales (8h GMT) quant un détachement des FDD, puissamment armé, est arrivé sur place à Mitakataka, avec en tête de la colonne rebelle, le prélat de Ruyigi, transporté sur une civière.
Le nonce apostolique au Burundi, Mgr Michael Courtney, accompagné de l'évêque de Bubanza, Mgr Jean Ntagwarara, et du gouverneur de la région, Gilbert Kayonde, étaient à l'accueil.
Menacée Nzobonimpa, un major rebelle et commandant en chef des FDD dans les régions du nord-ouest, s'est ensuite présenté devant le nonce apostolique et sa suite pour procéder à la signature d'un procès-verbal attestant officiellement la libération du prélat de Ruyigi.
Dans une brève déclaration de circonstance, le commandant rebelle a rappelé les circonstances de l'enlèvement de Mgr Nduhirubusa, expliquant que les FDD ont simplement voulu le mettre en sécurité lors de leur embuscade de samedi dernier, suivie de combats avec les forces gouvernementales, à la lisière de la Kibira, une forêt naturelle, allant du centre au nord-ouest du Burundi.
Deux gendarmes assurant la garde du prélat avaient été exécutés sur-le-champ, rappelle-t-on.
Le commandant Nzobnimpa a, pour toute revendication politique, demandé à la puissante église catholique du Burundi d'user de son influence auprès du gouvernement burundais afin que ce dernier engage des négociations sérieuses sur un cessez-le-feu avec les véritables représentants des FDD.
Les rebelles ont aussitôt repris le chemin du maquis, tandis que Mgr Nduhirubusa a été directement emmené à la résidence du nonce apostolique à Bujumbura, pour se reposer d'une fatigue de cinq jours de captivité "sans violence".
Son chauffeur a été également libéré le même jour.
Mgr Nduhirubusa a exprimé sa joie de retrouver la liberté et entend rejoindre ses ouailles, à Ruyigi, dès que cela sera possible.

23 Maio 2002 22:01:00




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