Les violences faites aux femmes en hausse au Botswana

Gaborone, Botswana (PANA) - Les éducateurs du Botswana condamnent les violences sexuelles faites au jeunes filles et aux femmes par la voix de Chatapiwa Mabutho, secrétaire chargé du genre au niveau du Syndicats des éducateurs du Botswana (BOSETU), qui fustige ce mercredi la protection apportée aux membres de la famille après qu'ils ont abusé sexuellement ou violé des enfants.

"Les jeunes filles mineures de différentes communautés de notre nation sont dé-scolarisées et contraintes au mariage avec tant d'hommes âgés et on ferme les yeux quand des jeunes filles sont forcées d'avoir des relations sexuelles avec des hommes plus âgés dans l'intérêt de la famille et des filles", dénonce M. Mabutho.

Pour ce dernier, cette tendance est imputée à des normes culturelles, des croyances et pratiques traditionnelles qui rendent légitimes des actes de violence fondée sur le sexe, tels que les mariages des mineurs.

Cet appel est lancé au moment où le Botswana, à l'instar de la communauté internationale, célèbre et sensibilise sur la violence contre les femmes.

Le thème retenu cette année par les Nations unies est "Ne laisser personne de côté: éliminer la violence à l'égard des femmes et des jeunes filles".

Par ailleurs, des parlementaires femmes, réunies au sein du Parliamentary Caucus on Women, ont exprimé leur préoccupation après un récent incident au cours duquel, une fillette de 9 an a été abusée sexuellement et tuée à White City, une banlieue de la capitale, Gaborone.

Pour Botlogile Tshireletso, la présidente du groupe, ce crime s'est produit malgré l'existence d'une loi relative au droit à la vie des enfants et les protégeant contre les abus et l'exploitation sexuels.

Durant les 22 derniers mois, au moins 728 jeunes filles âgées de 16 ans et moins sont devenues mères au Botswana.
-0- PANA DRW/MA/NFB/JSG/SOC 29nov2017

29 novembre 2017 11:55:15




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