Les universités africaines fortement exposées au VIH

Dar es Salaam- Tanzanie (PANA) -- Un nouveau rapport de la Banque mondiale a averti que les universités africaines pourraient être des foyers de transmission du VIH/SIDA.
Ce rapport intitulé, "Défier l'adversaire : Compréhension et extension de la réponse des universités africaines au VIH/SIDA", attribue la situation actuelle à une administration laxiste.
Cette étude censée faire réagir les autorités universitaires à travers le continent, démontre que les campus sont des zones à haut risque en ce qui concerne la propagation de la pandémie.
"La fréquentation des pédophiles, la prostitution sur les campus, les rapports sexuels occasionnels non protégés, la violence contre les femmes, les partenaires multiples et des activités similaires à haut risque, se manifestent toutes à un degré plus ou moins élevé", indique le document.
Des études de cas au niveau d'universités au Bénin, au Ghana, au Kenya, en Namibie, en Afrique du Sud et en Zambie, ont mis à jour la promiscuité sexuelle au sein de ces institutions et ont prôné un engagement des autorités pour renverser cette tendance.
L'étude souligne que bien que les universités africaines contribuent de façon significative à la compréhension sur le plan international de cette maladie, les informations essentielles ne sont pas intériorisées par ces institutions.
"Elles ne traduisent pas cette prise de conscience par l'adoption de plans d'action significatifs, elle ne proposent aucune réponse institutionnelle pour la protection des effectifs et n'incluent pas la sensibilisation au VIH/SIDA dans les programmes universitaires".
L'étude indique aussi que la plupart des universités n'ont pas réussi à faire face à la menace posée par la pandémie.
Elle préconise une action volontaire des autorités pour renverser cette tendance laxiste.
"Le VIH/SIDA est une question cruciale pour les individus et les institutions.
Mettre en oeuvre un programme de prévention à l'échelle d'une institution nécessite un engagement, des individus, des compétences, du matériel et des fonds", indique le rapport.
Le rapport souligne que le fait que les autorités reconnaissent l'urgence de la situation est aussi important.
Les auteurs du document insistent également sur la nécessité de faire preuve de franchise à propos de cette maladie en reconnaissant notamment le fait qu'elle touche de plus en plus de femmes et en sensibilisant les communautés universitaires sur les droits humains.

25 septembre 2001 13:52:00




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