Les travaux du Conseil exécutif de l'UA dans l'impasse

Syrte- Libye (PANA) -- Le Conseil exécutif de l'Union africaine (UA) n'a toujours pas adopté son rapport, alors que les chefs d'Etat et de gouvernement ont entamé leur deuxième journée de travail à huis-clos à Syrte, en Libye.
La session du Conseil exécutif, prévue pour durer trois jours, devait prendre fin mardi dernier.
Les travaux des ministres des Affaires étrangères doivent être sanctionnés par un rapport final contenant des décisions, ainsi que des propositions à soumettre à l'adoption des chefs d'Etat et de gouvernement.
Mais la session a tiré en longueur au point que la séance destinée à l'adoption du rapport final avait été reportée à mercredi, après l'ouverture de la Conférence des chefs d'Etat et de gouvernement.
Les travaux ont effectivement repris mercredi après-midi, mais ils ont été à nouveau suspendus dans la soirée à cause de dissensions entre les ministres des Affaires étrangères, indiquent des sources qui ont assisté à la rencontre sous le sceau de l'anonymat.
C'est la transformation de la Commission de l'UA en Autorité qui a été à l'origine du blocage, révèlent les mêmes sources, soulignant que certains pays, dont le Nigeria, sont revenus à la charge pour dire qu'il n'a jamais été question d'adopter la proposition du guide libyen tendant à faire de l'Autorité à créer le seul pouvoir exécutif de l'UA avec des moyens renforcés.
Certaines délégations ont voulu s'en tenir aux propositions adoptées lors du Conseil exécutif d'avril dernier à Tripoli, en Libye, consistant à maintenir et à renforcer tous les autres organes.
Dans ce scénario, l'Autorité serait composés d'un président, d'un vice-président et de dix secrétaires avec des attributions précises.
Il n'est pas question pour eux d'adopter la proposition du guide libyen, tendant à ajouter aux domaines de compétence de l'Autorité de l'Union la Défense, la Sécurité et la coordination des Relations extérieures.
Ces déclarations n'ont pas été appréciées par la délégation libyenne qui considérait comme acquise l'adoption des propositions du guide libyen.
Selon nos sources, il s'en est suivi des échanges vifs qui ont entraîné la suspension des travaux du Conseil exécutif.
Certaines délégations interrogées ignorent encore si les travaux du Conseil exécutif vont reprendre.
Selon un ministre des Affaires étrangères qui a requis l'anonymat, rien n'interdit aux chefs d'Etat de se saisir directement des questions à l'ordre du jour du Conseil exécutif.
Dans ce cas, ils prendraient directement les décisions qui s'imposent sans s'en référer aux ministres des Affaires étrangères.
Le Conseil exécutif de l'UA travaille sur une série de rapports issus des différentes conférences ministérielles organisées sous l'égide de l'UA, depuis le dernier sommet d'Addis-Abeba, en Ethiopie, en février dernier.
Il doit aussi se prononcer sur diverses questions d'intérêt continental qui avaient fait l'objet d'études et de recommandations à la réunion du Comité des représentants permanents (COREP).

02 juillet 2009 11:27:00




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