Les travailleurs de la santé morts d'Ebola peuvent augmenter la mortalité maternelle en Afrique de l'Ouest, selon la Banque mondiale

New York, Etats-Unis (PANA) - La perte de travailleurs de la santé à cause d'Ebola pourrait conduire à une forte augmentation de la mortalité maternelle dans trois pays d'Afrique de l'Ouest, selon un rapport de la Banque mondiale.

Un communiqué de l'ONU sur le rapport publié jeudi à New York a déclaré que 4 mille femmes supplémentaires en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone peuvent mourir à la suite de complications de la grossesse et de l'accouchement, car elles n'auront pas accès à un personnel médical qualifié.

"Cela signifie que les décès maternels dans ces pays pourraient atteindre des taux dernièrement vus il y a deux décennies", a-t-il déclaré, notant que l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest pourrait laisser un héritage de morts et d'invalidité au-delà de celui causé par le déclenchement de la maladie elle-même.

Il a révélé qu'en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone, les travailleurs de la santé sont  décédés du virus Ebola à un taux plus élevé que tout autre groupe de la population, et l'impact a été ressenti comme ces pays avaient déjà très peu formé de médecins, d'infirmières et de sages-femmes.

Par exemple, le rapport a indiqué que le Liberia comptait seulement environ 50 médecins, mais a perdu environ 10 pour cent d'entre eux à cause d'Ebola.

Pour sauver des vies, le rapport a recommandé des investissements urgents dans les systèmes de santé dans ces pays, à commencer par une "augmentation substantielle" du nombre de travailleurs formés.

Pendant ce temps, une conférence internationale sur la reprise après Ebola aura lieu au siège de l'ONU à New York  vendredi, en collaboration avec les présidents de la Guinée, du Liberia et de la Sierra Leone.

Le but de la conférence est d'assurer que les pays affectés par le virus Ebola reçoivent le soutien et les ressources dont ils ont besoin pour "arriver à zéro, rester à zéro et reprendre".

La conférence se déroule en partenariat avec l'Union africaine, l'Union européenne, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement, tandis que les participants à la réunion de haut niveau auront l'occasion de mettre en gage le soutien aux stratégies de redressement national et le Programme sous-régional de l'Union du fleuve Mano.  
-0- PANA AA / AR/MTA/TBM/SOC   09juillet2015

09 juillet 2015 22:47:15




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