Les terroristes présumés abattus mardi sont de nationalités burkinabè et malienne (Procureur)

Ouagadougou, Burkina Faso (PANA) - Les trois terroristes présumés abattus mardi à Ouagadougou, et un autre capturé, sont de nationalités burkinabè et malienne qui projetaient des attaques dans la capitale, courant mois de juin 2018 contre des cibles importantes, a déclaré mercredi, le procureur du Faso, Mme Maïza Sérémé, lors d’un point de presse.

«Les premiers éléments de l’enquête font ressortir que les quatre individus qui occupaient la villa depuis le 10 mai 2018, sont de nationalités burkinabè et malienne», a déclaré à la presse Mme Sérémé.

Le procureur a ajouté que les Burkinabè Ouédraogo Youssouf et Sawadogo Abdoulaye alias Abdallah ont été abattus ; la troisième personne abattue, de nationalité malienne, se nommerait Sandra Malick alors que la personne interpellée, de nationalité malienne également, s’est présentée sous le nom de Cissé Mohamed.

De même, il est établi qu’ils projetaient une attaque dans la capitale, courant mois de juin 2018 contre des cibles importantes.

Le procureur a noté que le cerveau présumé du groupe, en la personne de Sawadogo Abdoulaye alias Abdallah, est impliqué dans l’attaque de la Brigade Territoriale de gendarmerie de Samorogouan du 09 octobre 2015. Il fait aussi partie du groupe de terroristes démantelé dans le quartier de Kilwin, le 23 octobre 2016.

L’enquête révèle également un lien entre les occupants de la villa et les auteurs des attaques terroristes du 02 mars 2018. Ils appartiendraient au même groupe terroriste (Al Mourabitoun, un des groupes terroristes composant le Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (Nusrat al-Islam Wal-Muslim).

Le procureur a également précisé que pour des vérifications d’identité, plusieurs personnes (une trentaine) ont été maintenues à la disposition de la police judiciaire.

Des constatations matérielles sur les lieux ont permis la découverte d’un véritable arsenal de guerre composé de deux fusils de type AK47, un fusil mitrailleur PKMS, deux pistolets automatiques, un revolver, mille quatre-vingt-dix-sept (1097) cartouches de 7,62 et 9 mm, vingt-huit chargeurs pour fusil AK47, des pains de plastic, des clous, des cordons détonants, des détonateurs, des grenades, des tenues militaires de l’armée burkinabè et de l’armée française, des appareils et du matériel de communication.

Plusieurs plaques d’immatriculation de vélomoteurs et de voitures, une motocyclette et un vélomoteur, un véhicule de marque Nissan Alméira du même modèle que celui utilisé contre l’Etat-major général des Armées, le 02 mars 2018, ont été découverts.

-0- PANA NDT/IS/SOC 23mai2018

23 mai 2018 19:52:49




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