Les syndicats et le SACP critiquent l'administration Bush

Le Cap- Afrique du Sud (PANA) -- Le Congrès des syndicats sud-africains (COSATU) et le Parti communiste sud-africain (SACP) ont manifesté jeudi "un profond dégoût" vis-à-vis des menaces de l'administration Bush de boycotter la prochaine conférence des Nations Unies sur le racisme et la xénophobie prévue à Durban du 28 août au 7 septembre.
Cette tentative des Etats-Unis, soulignent-ils, de faire chanter la conférence mondiale vient des problèmes actuels liés à la mondialisation après l'effondrement de l'Union Soviétique et l'émergence d'un monde unipolaire dominé par les Etats-Unis.
"Trop souvent, les Etats-Unis ont recours à des blocus et à des actions militaires pour faire chanter et pour intimider les autres là où ils ne trouvent pas leur compte.
Maintenant, qu'ils savent qu'il ne sera pas possible d'opposer leur véto à cette conférence, ils se rabattent sur les menaces de boycott et de chantage", font observer les deux organisations.
Selon elles, comme prévu, Colin Powell et Kofi Annan, qui font eux-mêmes partie des victimes du racisme, tentent de se surpasser, l'un et l'autre, au service de leurs maîtres.
Les deux organisations ont exprimé leur soutien à la position prise par le gouvernement sud-africain qui souhaite que les débats portent sur la question des réparations au profit des victimes du racisme et sur la question palestinienne, ainsi que celle plus large du Moyen-Orient.
Le COSATU et le SACP invitent le gouvernement américain à faire preuve du même enthousiasme que lors de la discussion sur la question des réparations pour les victimes du nazisme au lieu de menacer de boycotter la conférence.
"Nous demandons une certaine cohérence.
Le fait de ne pas être logique sur la question des réparations nous semble être une affirmation de racisme en elle-même", selon le COSATU et le SACP.
Les responsables des deux organisations ont menacé d'organiser une manifestation devant l'ambassade des Etats-Unis à Pretoria et son consulat à Durban le 16 août "pour protester contre la tentative de l'administration Bush de prendre toute la communauté internationale en otage".
"Il est temps de dire à l'administration Bush que la conférence est organisée par les Nations Unies qui invitent les gouvernements à déclarer qu'ils sont opposés au racisme et à la xénophobie.
Si cela ne s'accorde pas avec sa position, alors la non participation des Etats-Unis ne sera pas une perte", lit-on dans le communiqué.

03 août 2001 12:55:00




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