Les recettes du FMI pour intégrer l'Afrique au commerce mondial

Washington- Etats-Unis (PANA) -- Le Fonds monétaire international (FMI) affirmeque la libéralisation du commerce et la réduction des coûts de transaction pourraient réduire la marginalisation de plus en plus grande de l'Afrique du commerce mondial.
Dans un rapport intitulé "Perspectives économiques mondiales pour l'année 2001" publié jeudi à Washington, le FMI indique que la part de l'Afrique dans le commerce mondial était passé de plus de 2% dans les années 1970 à moins de 1% aujourd'hui.
Résultat: le continent a perdu des opportunités de revenus de l'ordre de 68 milliards de dollars depuis 1950, affirme le Fonds.
Le facteur majeur de cette marginalisation, note le rapport, est le manque d'ouverture des pays africains aux échanges commerciaux et les coût élevés des transactions commerciales dans le domaine des télécommunications et du transport.
Même si davantage de pays africains ont fait de grands progrès depuis les années 1980 en vue d'accroître leur ouverture au commerce international, le continent possède le régime tarifaire le plus restrictif du monde.
D'après le Fonds, la prolifération des initiatives en matière d'intégration régionale n'a pas permis de réduire la marginalisation du continent.
Ces dernières ont détourné le commerce africain des économies avancées.
"Il est tout à fait évident qu'une plus grande ouverture au commerce peut favoriser à long terme la croissance, surtout grâce aux retombées sur la concurrence et les investissements domestiques", précise le rapport.
Pour s'assurer que l'intégration régionale contribue à l'intégration de l'Afrique dans le système mondial des échanges, le rapport du FMI recommande aux pays africains de respecter leurs engagements en direction de la libéralisation au niveau régional.
Il suggère que "les pays africains devraient également chercher à signer des accords de libre-échange avec les pays industrialisés qui sont leurs partenaires".
En s'associant avec les pays avancés, l'Afrique devrait en tirer de nombreux bénéfices, avec des perspectives en faveur d'un plus grand engagement envers la politique à mener, un accès plus sûr au marché pour ses produits et une plus grande attraction des investissements directs et de la technologie.
"Les partenaires commerciaux de l'Afrique peuvent aussi jouer un rôle important en facilitant son intégration dans l'économie mondiale" a indque le rapport, ajoutant que les exportations du continent devraient s'accroître de 2,5 milliards de dollars si l'Union Européenne, le Japon, le Canada et les Etats-Unis supprimaient les barrières qui entravent le commerce continental.
Le rapport soutient que la libéralisation commerciale doit s'accompagner de mesures sur le plan intérieur afin de renforcer la base d'imposition et le filet de protection au niveau social pour épargner ceux qui pourraient être affectés par les ajustements dans le domaine de l'allocation des ressources.
En plus de la libéralisation commerciale, le rapport appelle également l'Afrique à renforcer l'efficacité de ses infrastructures par le biais de la privatisation et d'une réglementation efficace favorable à la concurrence.

27 avril 2001 09:43:00




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