Les rebelles accusés de violer le cessez-le-feu au Darfour

Khartoum- Soudan (PANA) -- Le gouvernement soudanais a accusé dimanche les deux mouvements rebelles de la région de Darfour Occidental, en proie à des troubles, d'intensifier les attaques contre les forces gouvernementales dans leur tentative de s'emparer de nouvelles zones avant l'arrivée d'une délégation de l'Union Africaine (UA) pour évaluer un cessez-le-feu signé récemment par les parties belligérantes à Ndjaména, au Tchad.
Le Mouvement de libération du Soudan (SLM) et le Mouvement justice et égalité (JEM) sont depuis plus d'un an en conflit avec Khartoum et une milice arabe pro-gouvernemenale, les Janjaweed.
Ce conflit a déplacé plus d'un million de personnes à l'intérieur du Soudan, alors que des milliers d'autres ont fui au Tchad voisin.
Un cessez-le-feu signé dans la capitale tchadienne prévoit une trêve renouvelable de 45 jours, le libre accès de l'aide humanitaire, la libération des prisonniers, ainsi que le désarmement des miliciens Janjaweed.
En affirmant que le SLM et le JEM violent ce cessez-le-feu, Khartoum a invité l'UA et le gouvernement tchadien à intervenir pour faire respecter la trêve.
Le Darfour est habité principalement par des communautés non- arabes.
Les deux mouvements rebelles réclament le développement économique de la région du Darfour et une répartition plus équitable des richesses nationales.

17 mai 2004 10:06:00




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