Les questions économiques s’imposent au XIVème sommet de la Francophonie à Kinshasa

Kinshasa, RD Congo (PANA) – Un passage de la Déclaration de Kinshasa devant sanctionner les travaux du XIVème sommet de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), prévu samedi et dimanche prochains dans la capitale congolaise, sera consacré aux enjeux économiques, a révélé jeudi le professeur Isodore Ndawel, commissaire général à l’organisation du sommet.

"Les enjeux économiques seront très largement abordés lors des travaux du sommet. Nous sommes passés d’une Francophonie culturelle lors de sa naissance à une Francophonie politique à partir du sommet de 1986. Nous allons à présent poser le pilier économique de notre organisation", a-t-il martelé  lors d’un point de presse.

M. Ndawel a souligné qu’un forum venait de regrouper à Kinshasa les acteurs économiques de l’espace francophone.

Selon une source proche du sommet, des recommandations de la Rencontre internationale de la Francophonie économique (RIFE) organisée en juillet dernier à Québec devraient être présentées aux chefs d’Etat et de gouvernement présents dans la capitale congolaise.

"Nous sommes conscients que nous avons des lacunes à combler sur le volet économique. Mais nous y travaillons. Le Secrétaire général de l'OIF vient de lancer à Marrakech le réseau des banques francophones; les chambres de commerces francophones aussi prennent des initiatives. Il y a donc des frémissements sur le plan économique qu’il importe d’encourager", a estimé Ousmane Paye, conseiller spécial du Secrétaire général de la Francophonie.

Selon une étude publiée récemment, les échanges commerciaux entre les 75 Etats et gouvernements membres et observateurs de l’OIF se sont élevés en 2011 à près de 688,4 milliards de dollars américains.

Intitulée "De l’importance de la Francophonie économique", l’étude soutient que l’espace francophone est un vaste marché de plus de 890 millions de consommateurs soit 12,6 pour cent de la population mondiale et environ 13 pour cent du Produit intérieur brut (PIB) mondial.

"L’espace francophone représente 18,9 pour cent des exportations et 19 pour cent des importations mondiales. Les investissements réalisés par les pays membres de la Francophonie dépassent 170 milliards de dollars américains. Les pays francophones occupent 21,19 pour cent des terres habitables et détiennent un peu plus de 22 pour cent des réserves d’eau renouvelables mondiales", poursuit l'étude.

Les travaux du sommet porteront également sur l’état de la langue française et sur les situations de crises dans l’espace francophone, notamment en République démocratique du Congo, au Mali, en Guinée, en Guinée-Bissau,  à Madagascar et en Côte d’Ivoire.

Le sommet examinera par ailleurs des demandes d’adhésion de nouveaux pays membres parmi lesquels l’Arménie, l’Uruguay et le Qatar qui sollicitent le statut de membres associés.

Une trentaine de chefs d'Etat et de gouvernement, dont le Français François Hollande, le Canadien Stephen Harper et le Béninois Yayi Boni, président en exercice de l'Union africaine, sont attendus vendredi et samedi dans la capitale congolaise.

-0- PANA SEI/TBM/IBA  11octobre2012

11 octobre 2012 17:06:35




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