Les pays africains menacent de se retirer de la CPI

Sirte- Libye (PANA) -- Les ministres africains des Affaires étrangères, réunis lundi à Syrte pour discuter de la position du continent sur les activités de la Cour pénale internationale (CPI), ont lancé un ultimatum d'un an à la juridiction onusienne pour différer les accusations de crimes de guerre contre le président soudanais Omar Al-Bashir "au risque de perdre le soutien total de l'Afrique".
La décision des dirigeants africains est en conformité avec ce qu'ils considèrent comme étant une très grande indifférence envers la demande formulée par les pays africains pour une levée du mandat d'arrêt émis au mois de mars dernier, contre le président soudanais.
Les ministres africains des Affaires étrangères veulent également que la CPI apporte des clarifications sur la question de savoir si tous les pays non signataires du Statut de Rome sont liés par ce traité.
Les pays africains signataires du statut de la CPI n'acceptent pas de manière unanime de se retirer de la juridiction, mais des signes laissent croire que si la Cour ne donne pas la preuve de son non engagement à prendre des mesures sur tous les crimes de guerre, la décision de quitter la Cour pourrait être prise en mai 2010.
Les pays africains signataires, qui représentent 30 des 108 membres, ont déclaré que leur statut de membre de la CPI est un engagement obligatoire que l'UA ne saurait prendre à leur place et ont donc décidé que plus de temps soit donné à la Cour.
Bien que la décision prise par les 30 pays africains signataires du Traité de Rome de se retirer de la CPI, dans un an, si la Cour ne montre pas son impartialité ne rencontre pas l'adhésion de tous, une campagne est en cours pour faire adopter cette position.
Les documents de travail en possession de la PANA, montrent que la décision de lancer un mandat d'arrêt contre le président soudanais en dépit de la demande des pays africains de différer cette mesure est une violation flagrante des principes de l'Union africaine.
Les pays africains ont aussi déclaré que le procureur de la CPI devrait, dans l'avenir, travailler en étroite collaboration avec les pays africains au cas où elle envisagerait d'inculper un dirigeant africain.

29 juin 2009 22:37:00




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