Les pays africains invités à investir dans la recherche pour lutter contre le sida

Dakar, Sénégal (PANA) – Les responsables des jeunes leaders africains des Nations unies ont souligné mardi à Dakar la nécessité pour les gouvernements africains d'intensifier la lutte contre le sida et d'investir dans la recherche pour trouver les moyens de guérir la pandémie.

«En Afrique, nous nous contentons de la prévention et du traitement de la maladie. Et nous ne pouvons pas continuer à attendre que les solutions nous viennent d'ailleurs. Nos gouvernements doivent aider les jeunes universitaires à s'investir dans la recherche d'un remède contre le sida», a déclaré Youssoufa Bâ, un jeune venu du Burkina Faso.

Son point de vue est partagé par l'essentiel des intervenants lors d'un panel organisé le deuxième jour du sommet panafricain des jeunes leaders des Nations unies qui a débuté lundi dans la capitale sénégalaise pour durer cinq jours.  

«On ne peut pas demander aux jeunes de prendre des initiatives dans la lutte contre le sida alors qu'on ne veut pas les responsabiliser. Les gouvernements doivent faire des investissements à long terme sur l'enseignement supérieur et la recherche», a dit de son côté la Botwanaise, Gogontlejang Phaladi.

Parlant des méfaits du sida, les intervenants lors du panel ont déploré la stigmatisation et la «discrimination» dont sont victimes les personnes vivant avec le VIH.

«La population doit se battre contre la maladie et non contre les personnes infectées. Nous devons éviter la stigmatisation et la discrimination des malades du sida», a déclaré un jeune leader égyptien.

Cependant, certains orateurs ont salué les résultats obtenus dans la lutte contre le VIH en Afrique et les initiatives prises par les gouvernements pour baisser davantage les taux de prévalence dans leurs pays.

C'est le cas au Bénin où le taux de prévalence de la pandémie est passé de 4% en 2000 à 1,2%  actuellement.

Cette baisse a été obtenue grâce, entre autres, à des campagnes de sensibilisation et à la prise en charge des malades, indique-t-on dans la délégation béninoise.

«Nous devons intensifier la sensibilisation et investir plus dans la santé. Si nous voulons arriver à une génération sans sida nous devons nous mobiliser davantage dès maintenant», a déclaré Mme Joannei Bewa qui intervenait au nom des jeunes béninois.

-0- PANA AAS/AAS/SOC 14jan2014
  

14 janvier 2014 17:10:28




xhtml CSS