Les observateurs de la Cedeao ont suivi la deuxième partie du débat présidentiel

Monrovia, Liberia (PANA) - Dans le cadre de la poursuite de leur évaluation du processus devant aboutir aux élections présidentielle et législatives du 10 octobre au Liberia, les observateurs de la Cedeao ont eu l'opportunité de suivre le deuxième et dernier tour du débat présidentiel national, organisé par le Groupe de défense des droits des médias, Deepening Democracy Coalition (Ddc), à Monrovia mardi.

Sept des 20 candidats à la présidentielle enregistrés devaient participer à ce débat à l'Hôtel de ville de Paynesville, dans la banlieue de la capitale, Monrovia. Mais seulement trois d'entre eux se sont présentés et ont été interrogés sur une série de sujets comme leurs politiques économiques et budgétaires, le chômage des jeunes, l'éducation, les infrastructures, la réforme foncière et le changement climatique.

Les autres questions posées aux candidats ont porté sur les défis socio-économiques tels que la menace des gamins des rues, dont le surnom local est "Zogoes", l'égalité entre les hommes et les femmes et la discrimination positive, les droits de l'enfant et le viol, la réduction de la pauvreté, les mesures de lutte contre la corruption et sur le fait de savoir s'ils saisiraient la justice en cas de contentieux électoral.

Le débat, suivi par d'autres observateurs internationaux dont ceux de l'Union africaine, de l'Union européenne, du Centre Carter et de l'Institut démocratique national américain (Ndi), a donné une nouvelle tournure aux campagnes politiques en cours dans le pays, avec l'afflux en masse des partisans des candidats qui participaient au débat.

Les trois candidats présidentiels, qui ont profité de cette plate-forme pour défendre leurs programmes sont Alexander Cummings de l'Alternative National Congress (Anc), Joseph Mill Jones du Movement for Economic Empowerment (Movee) et MacDella Cooper du Liberian Liberty Party (Llp), la seule femme dans la course à la présidentielle.

Les organisateurs de ce débat, soutenu par Open Society Initiative for West Africa (Osiwa), ont confirmé que seulement quatre des six candidats invités pour le premier tour du débat le 17 août ont accepté d'y participer. Il s'agit du candidat Joseph Boakai, vice-président sortant et porte-drapeau du United Party (UP - au pouvoir), Charles Brumskine du Liberty Party (Lp), Benoni Urey de All Liberian Party (Alp) et Alexander Cummings de l'Anc.

Les autres candidats à l'élection présidentielle sont George Weah, de la Coalition for Democratic Change (Cdc-opposition); Wendell MacIntosh, du Change Democratic Action (Cda); Isaac Wiles, du Democratic Justice Party (Djp); Kennedy Sandy, du Liberia Transformation Party (Ltp); Henry B. Fahnbulleh Jr., du Liberia People Party (Lpp); Prince Yormie Johnson, du Movement for Democracy and Reconstruction (Mdr); Simeon Freeman, du Movement for Progressive Change (Mpc); William W. Tuider, du New Liberia Party (Nlp); George S. Dweh Sr., du Redemption Democratic Congress (Rdc); Macdonald A. Wento, du United People’s Party (Upp) et Jeremiah Z. Weapoe, du Vision for Liberia Transformation (Volt). Les candidats indépendants sont Oscar Cooper, Aloysius Kpadeh et Yarkpajuwur Mator.

Les organisateurs ont expliqué que la sélection des candidats pour le débat présidentiel s'est basée sur les sondages d'opinion qu'ils ont effectués.

En plus des 20 candidats présidentiels et leurs co-listiers, 960 candidats briguent les 73 sièges parlementaires en jeu.

Les observateurs de la Cedeao ont également rencontré des responsables du West Africa Network for Peacebuilding (Wanep), les organisations coordinatrices de la Société civile partenaires de la Cedeao sur les questions touchant à la paix et la sécurité (Csos).

Le Liberia a une population estimée à 4,5 millions d'habitants et la Commission électorale nationale (Nec) a enregistré 2,18 millions d'électeurs (51% d'hommes et 49% de femmes) et 26 partis politiques pour les élections du 10 octobre.

Ce sera la première fois en plus de 70 ans qu'un gouvernement élu transmettra le pouvoir à un autre gouvernement élu au Liberia, qui a eu une histoire politique en dents de scie marquée, entre autres, par une guerre civile dévastatrice qui a éclaté en 1989.

Une intervention internationale, sous la houlette de la Cedeao, a mis fin à cette guerre en 2003, mais la Mission des Nations unies, la Minul, maintient la paix au Liberia depuis ces 14 dernières années. Etant donné la situation socio-économique et politique fragile dans ce pays, les résultats du vote pourraient avoir des conséquences pour la paix, la sécurité et la démocratie à travers toute la région de la Cedeao.
​-0- PANA PR/MA/FJG/BEH/IBA 27sept2017

27 septembre 2017 16:36:18




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