Les ministres de la CEDEAO abordent les problèmes de sécurité

Dakar- Sénégal (PANA) -- La réunion des ministres des Affaires étrangères de la CEDEAO qui s'est ouverte lundi 17 décembre à Dakar avant le 25è sommet ordinaire de la Communauté se penche sur les problèmes de sécurité et socio-économiques tels que le trafic des personnes, la corruption, la démocratie et la bonne gouvernance, auxquels est confrontée la sous-région.
Des délégués ont indiqué à la PANA que cette réunion, qui prépare l'agenda du sommet du 20 au 21 décembre, examine la situation de la sécurité dans les 15 pays de l'organisation, particulièrement la mise en ouvre du protocole relatif au Mécanisme de prévention, de gestion et de résolution des conflits, pour le maintien de la paix et de la sécurité.
Le processus de paix balbutiant en Sierra Leone et la situation en évolution constante dans les trois Etats de l'Union du Fleuve Mano, qui compte aussi le Liberia et la Guinée, vont figurent également au menu des discussions, ont indiqué les délégués.
Seront aussi examinés le Plan d'action sur le trafic des personnes, le détail des mesures qui vont être prises par les Etats membres pour la période 2002-2003 "en mettant l'accent sur les réponses de la justice pénale" à un crime qui a jeté le discrédit sur certains pays de la sous-région, à savoir le trafic des enfants qui prend une dimension préoccupante.
Les ministres des Affaires étrangères de la CEDEAO vont devoir aussi délibérer sur un protocole sur la démocratie et la bonne gouvernance préparé par une réunion d'un comité d'experts qui s'est tenue du 22 au 24 octobre à Lomé, au Togo.
Cet instrument, qui est une annexe du Protocole relatif aux mécanisme sur la prévention des conflits, recommande un transfert des pouvoirs, un processus électoral adéquat, la consolidation du processus démocratique, le respect des droits humains et de la loi, ainsi que l'indépendance du système judiciaire comme certaines des mesures requises par les Etats Membres.
Les autres recommandations concernent la réduction de la pauvreté, la définition du rôle des forces armées et de sécurité dans une démocratie, le statut de l'opposition et la non discrimination sur la base du sexe, de l'ethnie, de la race, de la religion ou de la région d'origine.
Un autre sujet crucial au programme de la réunion des ministres des Affaires étrangères est le projet de protocole sur la lutte contre la corruption, un mal qui ronge la gestion des ressources économiques à tous les niveaux dans la plupart des Etats membres.
Les experts de la CEDEAO et de l'Office des Nations unies pour le contrôle des drogues et la prévention du crime/Centre pour la prévention du crime international (UNODCCP/CICP) se sont réunis à Accra (Ghana) en octobre pour élaborer le protocole en 27 articles qui couvre les mesures préventives, l'extradition et l'assistance juridique mutuelle et la coopération des services d'ordre en ce qui concerne la corruption et les crimes qui y sont associés.
Les délégués estiment que l'adoption et la mise en ouvre de ces instruments relatifs à la sécurité et aux questions socio-économiques par les pays membres de la CEDEAO vont stimuler les efforts en faveur de l'intégration sous-régionale.
Par ailleurs, les gouverneurs des banques centrales de la CEDEAO et le Conseil des ministres devaient clôturer leurs délibérations lundi dans le cadre de la préparation du Sommet, qui va élire un nouveau Secrétaire exécutif et confirmer le président Abdoulaye Wade comme président en exercice de la Communauté pour l'année à venir.

18 décembre 2001 11:34:00




xhtml CSS