Tripoli, Libye (PANA) - Les journalistes de la ville de Misurata (220 km à l'est de Tripoli) ont condamné fermement l'enlèvement mercredi du journaliste libyen Sleimane Dogha, qualifiant de "crime" cet indicent dont la responsabilité pénale incombe à ses auteurs.
Dans un communiqué rendu public jeudi, les journalistes de Misurata ont rejeté "ces pratiques qui visent à museler les bouches et la confiscation des libertés".
Ils ont souligné que cet enlèvement relève de méthodes contraires à l’esprit de l'état de droit que cherchent à établir les Libyens qui ont sacrifié leurs enfants pour son instauration.
Ils ont demandé aux autorités sécuritaires une action urgente pour déférer devant la justice les personnes reconnues coupables, refusant la surenchère au nom de Misurata et son implication dans des différends secondaires.
Les journalistes de Misurata envisagent d’organiser ce jeudi une marche de protestation pour dénoncer ces pratiques, et exiger la protection des journalistes et la garantie de leurs droits de s’acquitter de leur travail en toute liberté.
Le journaliste Sleimane Dogha qui a été relâché quelques heures après avoir été kidnappé, a annoncé sur sa page du réseau social Facebook qu'il donnera une conférence de presse ce jeudi à Tripoli pour dévoiler la vérité sur les circonstances de son enlèvement.
Sleimane Dogha est journaliste à la chaîne "Télévision de Libye" qui émet depuis l'Egypte sur laquelle il anime une émission hebdomadaire intitulée "Avec Dogha".
Il avait collaboré avec Seif Al-Islam Kadhafi en dirigeant la chaîne de médias "Al-Ghad" qui gère les journaux et stations de télévision appartenant au fils du défunt colonel Kadhafi.
Toutefois, Sleimane Dogha avait démissionné avant le déclenchement de la révolution du 17 février 2011.
-0- PANA BY/TBM/SOC 21juin2011