Rabat, Maroc (PANA) – Près d’une cinquantaine de jeunes venus de 22 pays africains et de la Diaspora participent à un forum de concertation sur le développement de l’éducation en Afrique qui, ouvert ce mercredi à Rabat, devra déboucher sur la «Déclaration des jeunes Africains» attendue à la Triennale de Ouagadougou.
Organisé par l’Association pour le développement de l’Afrique (ADEA) et l’Organisation islamique pour l’éducation, la science et la culture (ISESCO), le forum de trois jours vise à donner à la jeunesse africaine l’opportunité de s’exprimer sur les problématiques éducatives.
Il vise également à définir avec les jeunes comment ils perçoivent leurs rôles-clé dans le développement des compétences, évaluer les forces et faiblesses des filières de formation et examiner les besoins en formation des jeunes Africains pour les adapter aux besoins de l’économie.
«Nous allons écouter les jeunes, les autres participants dont des ministres, des agences de développement et des organisations internationales, afin de concevoir par la suite des offres de formation qui répondent véritablement aux besoins de l’économie», a martelé Mamadou Ndoye, ancien secrétaire exécutif de l’ADEA.
«Un des enjeux importants de ce forum, c’est de donner la parole aux jeunes. Il s’agit de les écouter, de percevoir leurs attentes et d’en faire des acteurs à part entière. Nous voulons en effet faire passer les jeunes du statut de bénéficiaires de l’éducation à celui de concepteurs et d’acteurs», a indiqué Hamidou Boukary, spécialiste en Education au secrétariat de l’ADEA, basé à Tunis.
Les participants au Forum de Rabat souhaitent en effet proposer des types de programmes d’éducation et de formation qui permettront aux pays africains de s’attaquer aux niveaux extrêmement élevés du chômage et du sous-emploi des jeunes.
Des attentes exprimées, au nom des jeunes participants au forum, par Tamoifo NKom Marie, présidente de la Jeunesse verte du Cameroun (AJVC), qui a exhorté les décideurs politiques à accorder une oreille plus attentive aux préoccupations de la jeunesse africaine.
«Parce que nous sommes l’avenir de ce continent, parce que c’est nous qui prendrons demain la relève, nous demandons plus d’écoute, plus d’implication dans les décisions qui engagent notre avenir commun; nous voulons être des acteurs à part entière de la construction de notre continent», a-t-elle affirmé.
-0- PANA SEI/SSB/IBA 19octobre2011