Addis-Abeba, Ethiopie (PANA) - En Afrique, les fortes inégalités en matière de revenus et d’accès aux biens entravent les efforts déployés pour réduire la pauvreté, contribuant à la faible élasticité de la pauvreté par rapport à la croissance, indique un document sur la situation économique et sociale en Afrique en 2011 réalisé par la Commission économique pour l’Afrique (CEA/ONU) et la Commission de l’Union africaine (UA).
Selon ce document, l’élasticité de la pauvreté par rapport aux inégalités est particulièrement forte (4,8%) en Afrique du Nord, donnant à penser qu’un accroissement d'un pour cent de l’inégalité accroît la pauvreté de presque cinq pour cent.
Une telle inégalité, couplée à l’absence de croissance économique favorisant les pauvres ou profitant à tous, transparaît dans les importantes disparités spatiales et entre groupes sur les plans de l’accès aux services sociaux et de leur utilisation, indique le document.
En Afrique subsaharienne, un citadin a 1,8% plus de chances qu’un habitant en zone rurale de disposer d’une source d’eau potable.
En outre, les 20% les plus pauvres de la population dans les zones urbaines ont presque six fois plus de chances de devoir se contenter d’une source d’eau potable non améliorée que les 20% les plus riches.
Dans les zones urbaines, les ménages les plus pauvres ont 12 fois moins de chances que les riches d’avoir l’eau courante, précise le document.
La rencontre des experts, qui a débuté jeudi pour prendre fin dimanche, se tient en prélude à la cinquième réunion conjointe de la Conférence des ministres de l’Economie et des Finances de l’UA et de la Conférence des ministres africains des Finances, de la Planification et du Développement économique de la Commission économique pour l’Afrique, qui démarre lundi dans la capitale éthiopienne sous le thème «Libérer le potentiel de l’Afrique en tant que pôle de croissance mondiale».
-0- PANA IT/AAS/IBA 22mars2012