Addis Abeba- Ethiopie (PANA) -- Les Femmes éthiopiennes ont organisé mercredi, à Addis Abeba, une manifestation au cours de laquelle elles ont demandé l'application de la peine capitale aux violeurs et aux individus coupables d'actes de harcèlement sexuel.
Les manifestantes ont demandé au gouvernement d'amender le Code pénal en vigueur, affirmant que la légèreté des sanctions qu'il prévoit, encourage les violeurs à poursuivre leurs activités.
Elles ont fermement dénoncé les violeurs et demandé aux populations de se joindre à la lutte menée contre le viol.
Les femmes se sont également opposées à la libération sous caution des violeurs, indiquant que le nombre de cas de viol augmente en raison du traitement indulgent que la loi réserve à ces délinquants.
Selon les organisatrices de cette manifestation, trois personnes en moyenne, parmi lesquelles des enfants, sont violées chaque jour dans chacun des districts d'Addis Abeba.
Les femmes ont appelé à la révision des dispositions de la loi qui réprime le viol, qui datent d'environ 35 ans.
Même si la loi prévoit des peines de trois à quinze ans d'emprisonnement pour les personnes reconnues coupables de viol, les femmes ont signalé que l'on note des problèmes dans l'application de la législation.
La présidente de l'Association féminine métropolitaine, Tigu Woldesenbet, a demandé aux organisations aussi bien gouvernementales que non gouvernementales, ainsi qu'aux populations en général, de lutter contre cette pratique nocive en joignant leurs efforts.
Cependant, Meki Mohammed, chargée des affaires féminines au sein du cabinet du premier ministre, a déclaré que les violeurs doivent être sévèrement punis, étant donné qu'ils exposent leurs victimes au risque d'être infectées par le virus du SIDA.
S'adressant à la manifestation, la présidente de l'Association des femmes juristes éthiopiennes, Meaza Ashenafi, a lancé un appel au gouvernement pour lui demander de résoudre de toute urgence les nombreux problèmes auxquels les femmes et les enfants sont confrontés.