Le Caire- Egypte (PANA) -- L'Afrique Centrale et de l'Ouest ont été désignées lors du Forum sur les Enfants Africains qui se tient actuellement au Caire comme faisant partie des régions où la survie des enfants est la plus difficile.
Rima Salah, la directrice de l'UNICEF pour ces sous-régions a expliqué à la PANA que la plupart des gouvernements de cette partie de l'Afrique avaient ratifié la Convention sur les droits des enfants mais que cette zone "restait une incarnation exemplaire du trafic des enfants, de l'exposition au SIDA, d'un taux élevé d'analphabétisme, de mutilation génitale féminine et d'enrôlement forcé dans l'armée".
"C'est parfois éprouvant pour moi d'imaginer qu'alors que dans certaines parties du monde des mères vendent leurs bijoux pour envoyer leurs enfants à l'école, certaines dans la région où je vis vendent leurs enfants en esclavage pour s'acheter des biens matériels", a déploré Mme Salah.
Elle a déclaré que les problèmes de survie et de développement de l'enfant dans la région avaient pour cause principale, l'absence d'éducation de base.
"Plus de 60 pour cent des enfants de la région n'ont jamais vu les murs d'une classe, et environ 50 millions d'entre eux ont besoin d'une protection spéciale, soit pour ne pas être vendus pour aller effectuer des travaux déshumanisants ou pour ne pas être enrôlés de force dans l'armée au nom de guerres cruelles et absurdes", a-t-elle affirmé.
"Si les gens étaient éduqués, comment pensez vous qu'une mère consciente vendrait son propre enfant comme esclave?, s'est- elle demandé.
Mme Salah a ajouté qu'une telle éducation devait dépasser le simple cadre des salles de classe pour impliquer les parents, les hommes politiques et les décideurs.
Bien que la presse ait joué un rôle déterminant dans l'information sur la condition des enfants de la région, "il est temps de dépasser le simple cadre du reportage pour s'engager dans un plaidoyer effectif sur des questions si essentielles comme le SIDA, les mutilations génitales féminines et l'hygiène de base".
Elle a reconnu la prise de conscience accrue des décideurs politiques dans la plupart des pays de la région, soulignant qu'elle devait s'étendre à toutes les couches de la société.
Mme Salah a suggéré que la Convention sur les droits de l'enfant soit traduite dans les langues locales et fasse l'objet de discussions et de débats familiaux et communautaires.