Les éditions Ruisseaux d'Afrique gagnent le prix Alioune Diop

Dakar- Sénégal (PANA) -- Le prix Alioune Diop 2002 d'une valeur de 1,5 million de francs CFA a été décerné aux éditions Ruisseaux d'Afrique, une maison d'édition pour enfants basée à Cotonou, au Bénin, a constaté la PANA.
En recevant sa récompense, à la clôture, mardi, de la Foire internationale du livre de Dakar (FILDAK), le récipiendaire du prix a remercié le jury de "croire en la petite graine que nous sommes" tout en promettant aux enfants de faire encore mieux la prochaine fois.
La présidente du jury de cette année, Mme Oumou Cissokho, a fait savoir que cinq maisons d'édition avaient été retenues sur la liste des finalistes, à savoir Séga et Le figuier (Mali), NEI (Côte d'Ivoire), Papyrus (Sénégal) et Ruisseaux d'Afrique (Bénin).
Selon elle, neuf critères ont servis à sélectionner le lauréat.
"D'abord, il s'agissait de sélectionner des oeuvres faisant preuve de qualités éditoriales normales, puis de voir quels ouvrages comportent des instruments de recherche permettant au livre d'être retrouvé sur le plan international: copyright, ISSN, dépôt légal, achevé d'impression".
Ces derniers critères sont particulièrement importants, car ils permettent de justifier le versement d'une oeuvre à la bibliothèque, a encore expliqué Mme Cissokho, ajoutant que les derniers critères relevaient de la diffusion ou de la distribution.
A propos du choix du lauréat, Mme Christiane Yandé Diop, veuve du fondateur de Présence Africaine Alioune Diop, a laissé entendre qu'il y a peu, elle avait eu peur quant à l'avenir du prix en sous-entendant que désormais ce n'est plus le cas, car d'année en année, le jury devient de plus en plus exigeant.
Quant au représentant de la francophonie, M.
Isidore Ndaywel ENziem, il a déclaré que le prix perpétuait une tradition consistant à encourager les professionnels du livre qui ont pris en charge de diffuser le savoir et le savoir-faire à travers les livres.
La remise de ce prix à sa septième édition marquait en même temps la clôture de la FILDAK 2002 et doit son nom au premier éditeur africain, créateur des éditions Présence Africaine en 1947, à Paris.
Dans son mot final, M.
Ibrahima Diouck, représentant le ministre sénégalais de la Culture, a d'ores et déjà estimé, en attendant l'évaluation finale, que la FILDAK aura été "un succès éclatant".
"Au cours de cette édition, nous eu la chance de voir le livre arabe tutoyer le livre en français qui lui-même tutoyait le livre en wolof", a-t-il ajouté avant de conclure que "c'est la voie de l'avenir, c'est-à-dire que la FILDAK 2002 a été un tournant".

08 Maio 2002 07:21:00




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