Les défis sécuritaires dans la région du Sahel nécessitent une "approche globale"

New York, Etats-Unis (PANA) - Une "approche globale" est nécessaire pour résoudre les problèmes de paix et de sécurité dans la vaste région africaine du Sahel, a déclaré mercredi une haute responsable des opérations de maintien de la paix devant le Conseil de sécurité, en demandant un investissement accru dans des services sociaux améliorés et des opportunités pour la jeunesse.

Dans un compte-rendu au Conseil sur l'opérationnalisation de la nouvelle force de sécurité multinationale mise en place par cinq pays du Sahel - la Force conjointe du G5 Sahel - Bintou Keita, la sous-Secrétaire générale aux opérations de maintien de la paix, a indiqué que la lutte contre le terrorisme et le crime transnational organisé restait le défi le plus pressant.

"N'oublions pas ceux qui souffrent le plus, les populations locales - les civils - qui continuent d'être intimidées et harcelées et qui ont quotidiennement peur pour leurs vies, qui ne peuvent pas envoyer leurs enfants à l'école ou satisfaire leurs besoins les plus élémentaires, comme l'accès à la nourriture", a-t-elle ajouté.

Mme Keita a noté que depuis l'autorisation de la Force conjointe par l'Union africaine, en avril dernier et le renouvellement de son mandat, le mois dernier, "des progrès notables" ont été enregistrés, comme le déploiement de troupes sur le terrain et l'installation de postes de commandement et des Quartiers généraux de secteur.

"Néanmoins, il nous reste beaucoup de travail à accomplir", a prévenu Mme Keita.  

"Le déploiement de la Force a pris du retard et elle n’a pas encore atteint sa pleine capacité, a-t-elle estimé, en invitant les Etats membres du G5 Sahel à déployer le restant des troupes dès que possible.

Elle a également souligné l'importance d'apporter des réponses aux récents rapports sur des violations des droits de l’Homme par les forces de sécurité de la région et elle a invité les pays à mettre rapidement en œuvre le cadre du respect des droits de l’Homme et du droit international humanitaire.

Tout en se félicitant de l'appui de la communauté internationale à la Force conjointe, elle a néanmoins indiqué que son fonctionnement nécessiterait des ressources récurrentes pour appuyer la Force conjointe et qu'à moyen et long termes, il serait difficile de maintenir la dynamique de financement.

"De plus, les Nations unies vont continuer à dépendre des autres donateurs, pour pouvoir mettre en œuvre les mesures de soutien à la Force conjointe du G5 Sahel dans le cadre de la Résolution 2391 (2017) du Conseil de sécurité", a-t-elle indiqué.

Dans cette résolution, le Conseil demande au Secrétaire général de conclure un accord technique entre l'ONU, l'Union européenne et les Etats du G5 Sahel - Burkina Faso, Tchad, Mali, Mauritanie et Niger - en vue d'apporter un soutien opérationnel et logistique par l'entremise de  la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unis pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) aux opérations de la force conjointe de lutte contre le terrorisme transfrontalier dans la région.
-0- PANA MA/FJG/JSG/IBA 24mai2018

24 mai 2018 10:11:54




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