Les cas de VIH/SIDA se stabilisent

Nairobi- Kenya (PANA) -- Pour la première fois depuis 1984 où le premier cas de SIDA a été détecté au Kenya, les autorités sanitaires de ce pays d'Afrique de l'Est annoncent une stabilisation de la pandémie.
Deux hauts responsables ont attribué, mercredi, cette stabilisation à l'utilisation du préservatif.
Le directeur des Services médicaux, Richard Muga, a dit à la PANA que la prévalence du VIH/SIDA s'est stabilisée entre 13 et 14 % en raison de l'utilisation du préservatif.
L'implication du gouvernement dans la lutte contre la pandémie a aussi aidé à maintenir la propagation du virus à ce niveau, a dit M.
Muga qui s'est dit optimiste quant à une nouvelle baisse imminente des statistiques.
"Cette intervention active durant ces dix dernières années a débouché sur une stabilisation de la prévalence du VIH/SIDA.
La maladie devrait stagner à ce niveau avant de baisser au cours des trois prochaines années", a dit M.
Muga.
Il a estimé à 100 millions le nombre de préservatifs utilisés cette année contre 70 millions en 1998.
Selon lui, la persistance dans l'utilisation du condom et les changements des comportements sexuels avaient également contribué à réduire le rythme de la propagation des infections sexuellement transmissibles au Kenya.
"S'il n'y avait pas eu cette intervention de la part du gouvernement et l'utilisation du préservatif, nous aurions eu aujourd'hui des taux de prévalence très élevés, supérieurs à 35 pour cent comme les projections le révèlent", observe-t-il.
La directrice du Comité nationale de lutte contre le SIDA (NACC) est d'accord avec M.
Muga, toutefois elle souligne que la stabilisation de la pandémie ne signifie pas qu'il y a moins d'infections.
Bien que l'utilisation du préservatif ait eu un impact positif sur la propagation de la maladie, d'autres formes de lutte contre le SIDA doivent être également utilisées, selon le directeur du NACC, le Dr.
Margaret Gachara.
"Les statistiques indiquent clairement que la pandémie cesse de progresser notamment dans l'Ouest", affirme-t-elle, ajoutant que même ceux qui sont déjà infectés vivent maintenant plus longtemps.
Elle attribue cette longévité au fait que beaucoup de gens ont appris à vivre de façon positive avec le virus.
Si le préservatif est correctement utilisé, conviennent M.
Muga et Mme Gachara, l'expansion des maladies liées au VIH/SIDA pourrait être réduites de 40 %.
Les deux experts médicaux ont appelé la population à changer de comportement sexuel et recommandé à ceux qui ont la capacité d'observer l'abstinence de le faire, étant donné que c'est la meilleure mesure de prévention.
Selon M.
Muga, le gouvernement kenyan insiste beaucoup sur le "counselling" et le test de dépistage volontaire tout en mettant davantage de préservatifs à la disposition des populations.
Le gouvernement insiste également sur la fiabilité du sang utilisé pour les transfusions afin qu'aucun Kenyan ne reçoive du sang non dépisté, ont indiqué les deux responsables.

03 octobre 2001 14:42:00




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