Les autorités comoriennes libèrent les frères Abdallah

Moroni- Comores (PANA) -- L'ancien ministre comorien de la Production, Mahamoud Abdallah et son frère cadet, le capitaine Abdérémane ainsi que leur compagnon d'infortune, le lieutenant Amdjade, ont recouvré la liberté vendredi, a-t-on appris ce week- end à Moroni de sources informées.
Les trois hommes avaient été arrêtés le 21 mars 2000 à la suite d'une tentative de mutinerie.
Ils avaient d'abord été enfermés dans un camp militaire avant d'être transférés à la maison d'arrêt de la capitale comorienne.
Aucune audience publique n'ayant eu lieu, l'on croit savoir que les trois détenus ont bénéficié d'une liberté provisoire dont la demande, maintes fois exprimée, avait essuyé le refus des autorités judiciaires.
Au lendemain de la tentative présumée de coup d'Etat des frères Abdallah, le ministère comorien des Affaires étrangères et de la Coopération avait publié un communiqué selon lequel "les mutins, surveillés depuis longtemps, ont pu être maîtrisés alors qu'ils voulaient s'emparer de la radio nationale et du centre des télécommunications".
Au nombre d'une dizaine, selon le communiqué du ministère des Affaires étrangères, les conspirateurs qui comprenaient, outre les frères Abdallah, deux lieutenants et un adjudant-chef ayant pris la fuite, auraient été inspirés par des politiciens qui ont tenté de déstabiliser le pouvoir.
Le lieutenant Abdérémane et son frère jumeau Cheikh avaient déjà dirigé une première tentative de mutinerie le 26 septembre 1992, rappelle-t-on.
Condamnés à la peine capitale avec deux anciens compagnons de feu leur père, le Dr Mtara Maécha et Omar Tamou, ex-ministre de l'Intérieur résidant actuellement en France, ils ont bénéficié de la clémence du président Djohar.
Leur peine avait commuée en détention à perpétuité.
Ils ont dû leur liberté au coup d'Etat dirigé par Bob Denard en septembre 1995 qui a abouti à la déportation de Saïd Mohamed Djohar dans l'île française de La Réunion.
Nommé attaché militaire à l'ambassade des Comores à Paris peu après la tentative de débarquement militaire à Anjouan, le 3 septembre 1997 pour libérer l'île de l'emprise séparatiste, Cheikh, l'autre frère jumeau, n'a vécu les événements du mars 2000 qu'à travers la presse.

25 Novembro 2001 20:07:00




xhtml CSS