Les acteurs du dialogue inter-libyen de ''Dakar 1'' optimistes

Dakar Sénégal (PANA) - Les chefs de file des partisans de ''Septembre 69'' et ''Février 2011'' qui participent au dialogue inter-libyen de Dakar, ont affiché leur ''farouche'' volonté de trouver une solution à la crise pour abréger les souffrances de leur peuple.

Dans des entretiens exclusifs accordés séparément à la PANA en marge du ''dialogue pour la paix et la réconciliation nationale'', Abdulhakim Belhaj, chef de file de ''Février 2011'', en référence à l'insurrection populaire de 2011, a affirmé son optimisme par rapport aux résultats de cette rencontre initiée par la Fondation Brazzaville et ouverte vendredi par le président Macky Sall qui a confié la direction des travaux au président de l'Assemblée nationale du Sénégal, Moustapha Niasse.

''Nous sommes venus à Dakar avec la ferme volonté de partir de la capitale sénégalaise avec des solutions qui nous mènent au bon port'', a dit M. Belhaj, affirmant: ''nous sommes armés d'une convention ferme afin que nos efforts soient couronnés de succès car nous voulons vivre dans la paix et la stabilité''.

A la question de savoir ce qui différencie la rencontre de Dakar des autres tenues dans d'autres pays comme la Tunisie ou le Maroc, Abdulhakim Belhaj a souligné que le ''dialogue'' de Dakar ''est direct entre acteurs et protagonistes et ne se tient pas sous le parapluie des installations de l'Etat où des organisations internationales''.

Pour lui, les protagonistes libyens doivent faire ''la part des choses entre la volonté de construire un État stable et nos différends'', soutenant que sur ce point, la convergence de vues est totale.

''Nous voulons assurer à nos enfants un avenir meilleur. Nous voulons voir nos enfants aller à l'école en sécurité'', a-t-il ajouté.

Abondant dans le même sens, Mohamed Elhouderi, partisan de ''Septembre 69'' en référence à la prise du pouvoir par le colonel Mouammar Kadhafi en 1969, a noté le sens du nationalisme qui anime aujourd'hui tous les protagonistes libyens qui veulent retrouver la paix après sept ans de guerre, de destruction et de chaos.

''Nous devons regarder le présent et l'avenir et pas dans le rétroviseur'', a-t-il dit, soulignant la nécessité de trouver des solutions''justes et équitables pour construire l'avenir de notre pays''.

Il a toutefois mis l'accent sur la nécessité de libérer tous les prisonniers s'ils veulent "réellement la réconciliation nationale''.

Après avoir affirmé son optimisme pour l'avenir de la Libye, M. Elhouderi, grand théologien et prédicateur, a salué la volonté de la communauté internationale, particulièrement celle de l'Union africaine (UA) à aider la Libye.

''Nous devons déployer les efforts nécessaires pour sortir de cette crise car personne ne viendra pour régler nos problèmes à notre place'', a-t-il ajouté.

La rencontre de Dakar, initiée par la Fondation Brazzaville et soutenue par le Sénégal, l'UA et l'ONU, ''se veut l'occasion d'un libre échange de point de vue entre les acteurs libyens du conflit", a indiqué une source proche des médiateurs.

Une quinzaine de points est inscrite à l'ordre du jour de la rencontre et devra faire l'objet d'un communiqué final signé des deux groupes participants au dialogue dont la fin est prévue dimanche.
-0- PANA IN/AAS/IBA 13mai2018

13 mai 2018 13:01:25




xhtml CSS