Les Sénégalais de 15 à 49 ans, principales victimes du SIDA

Dakar- Sénégal (PANA) -- Le SIDA affecte principalement les personnes de la tranche d'âge entre 15 et 49 ans au Sénégal où le taux de prévalence jugé faible est de 1,4%, révèle une étude du ministère de la Fonction publique, de l'Emploi et du Travail.
Le document, cité par l'Agence de presse sénégalaise (APS), a été rendu public au cours de la réunion sur "Travail et SIDA", ouverte jeudi à Dakar.
Il précise également que sur plus de 80.
000 Sénégalais malades du SIDA recensés en 2000, une bonne proportion de femmes, dont les prostituées, sont dans une fourchette de 5 à 40%.
En plus des péripatéticiennes, les femmes mariées et ne faisant pas le trottoir sont concernées, mais faiblement atteintes par le virus avec un taux de 2%.
Les hommes figurent au premier plan parmi les "coupables" ayant semé la pandémie, car 99% des Sénégalaises mariées qui ont été interrogées ont déclaré n'avoir eu de rapports qu'avec leurs maris.
Dans le même temps, 12% des maris ont avoué avoir eu des rapports hors mariage.
Le Sénégal ne fait pas exception à la règle dans la mesure où 70% des infections mondiales dues au SIDA ont été contractées par la voie hétérosexuelle, là où 15% le sont par la contamination mère-enfants et 5% par le sang et les produits souillés.
M.
Abdoulaye Wade, médecin au Programme national de lutte contre le SIDA (PNLS), précise qu'au Sénégal 68% des femmes mariées n'ont pas de rapports avant le mariage, contre seulement 10% des hommes qui restent "sages" avant de convoler en justes noces.
Par ailleurs, selon M.
Wade, 67% des hommes et 45% des femmes ayant eu des rapports hors mariage dans la ville de Dakar utilisent des préservatifs.
Au plan continental, les nouveaux cas de sidéens recensés en Afrique en 2000 sont au nombre de trois millions dont 2,5 millions d'adultes et 600.
000 d'enfants.
Ces chiffres, estiment les participants à l'atelier de Dakar, ne reflètent pas la réalité, car dans les pays africains, les malades du SIDA se cachent par peur de rejet ou d'exclusion de la part de leur entourage.
Dans les échanges ayant suivi les communications, il est apparu que le SIDA est un problème de développement et non de santé.
Interrogé par l'APS, le chef du bureau de la médecine, de l'hygiène et de la sécurité du travail, Cheikh Faye a déploré le fait que les populations ne coopèrent pas avec les agents de santé avant de souligner que le séminaire de formation, qui regroupe des inspecteurs et des contrôleurs du travail, vise à corriger cette réalité.

21 septembre 2001 22:29:00




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