Les Premières Dames pour plus de pouvoir aux femmes pour lutter contre le SIDA

Addis-Abéba- Ethiopie (PANA) -- La Première Dame éthiopienne, Azeb Mesfin, a demandé mardi, au nom de ses homologues du continent, plus de pouvoir politique pour les femmes, en vue de leur donner plus d'influence dans la lutte contre la triple menace du VIH/SIDA, du paludisme et de la tuberculose en Afrique.
A l'occasion de son premier discours en tant que présidente nouvellement élue de l'Organisation des premières dames africaines contre le VIH/SIDA (OAFLA), Mme Mesfin a déclaré à Addis-Abéba que la marginalisation des femmes dans la vie politique les privait de l'influence qu'elles devraient avoir pour prendre les décisions importantes sur le développement social et économique de la femme en Afrique.
"Les femmes doivent être libres de faire des choix pour faire reculer le VIH/SIDA.
Nous méritons un monde débarassé de la violence, où la sécurité est est une réalité et où les opportunités sont infinies", a-t-elle déclaré, en faisant allusion à l'augmentation des violences sexuelles contre les femmes.
A une période où l'économie mondiale est en récession, selon elle, le rôle des premières dames d'Afrique est devenu plus important pour défendre les droits et privilèges de leurs couches sociales.
"Le rôle de l'OAFLA devient de plus en plus urgent face à la récession mondiale, car les femmes sont la frange la plus vulnérable de la société.
L'OAFLA veut par conséquent jouer un rôle plus important dans la lutte contre le VIH/SIDA en Afrique", a-t-elle souligné.
De son côté, la directrice du Bureau de l'ONUSIDA en Ethiopie, Dr Meskerem Gunitzy Bekele, a présenté des perspectives sombres sur la propagation de la pandémie du SIDA sur le continent, en déclarant que 60 pour cent des personnes infectées et affectées étaient des femmes et des enfants.
Bien que l'épicentre de la maladie soit l'Afrique sub-saharienne, elle a estimé le nombre de patients ayant accès aux antirétroviraux à deux millions dans cette région, en le comparant aux 40 millions d'Africains vivant avec le VIH.
"En tant qu'organisme de plaidoyer de haut niveau, l'OAFLA doit contribuer à réagir efficacement à la pandémie", a-t-elle souhaité.

03 février 2009 21:04:00




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