Les Nations unies saluent les avancées dans la recherche de la paix au Darfour

New York- Etats Unis (PANA) -- Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki- moon, a accueilli avec satisfaction l'accord de paix signé mardi à Doha au Qatar entre le gouvernement soudanais et les rebelles du Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM).
Le pacte qui stipule "un accord de bonne volonté" a été approuvé par les deux parties sous les auspices du gouvernement du Qatar et de Djibrill Bassole, médiateur en chef de la force conjointe UA-Nations unies.
Dans une déclaration publiée mercredi, au siège des Nations unies à New York, M.
Ban a indiqué que cet accord représentait une avancée considérable dans les efforts en cours en vue de négocier une issue heureuse pour ce conflit qui a duré plus de cinq ans.
Le secrétaire général de l'ONU a également invité le gouvernement soudanais et les rebelles du JEM à procéder rapidement à une cessation des hostilités et à un accord détaillé et explicite dans le cadre de négociations globales.
Il a cependant remarqué que "la situation au Darfour ne va pas s'améliorer tant que les belligérants n'auront pas renoncé aux hostilités".
Le patron des Nations unies a réitéré la détermination de son organisation à poursuivre sa médiation, son travail de maintien de la paix et sa mission humanitaire de manière impartiale, et à soutenir les efforts amorcés par les deux parties pour parvenir à une solution politique du conflit au Darfour.
Dans le même sillage, le commandant des forces de la Mission conjointe Nations unies-UA au Darfour (UNAMID), le général nigérian Martin Agwai, a exprimé sa préoccupation par rapport à la détérioration de la situation humanitaire à Wada'ah dans le Nord du Darfour, dans un communiqué transmis mercredi à la PANA.
M.
Agwai a fermement condamné les combats et a appelé les deux parties à arrêter la destruction et la violence en les exhortant à s'engager dans une résolution pacifique du conflit.
"Plusieurs bâtiments et équipements, des maisons, des boutiques, des cases , des groupes électrogènes ont été consumés et le marché aurait été pillé", a-t- il rapporté dans ce communiqué.
"Dans deux localités non loin de Wada'ah, on avait montré à l'équipe de l'UNAMID, de récentes monticules de terre, qui, d'après les habitants de la localité, représentent les fosses communes récemment creusées pour enterrer 45 de leurs parents", a poursuivi M.
Agwai.

18 février 2009 23:55:00




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