Les Forces nouvelles s'opposent à la mesure de suspension des préfets par le camp Gbagbo

Abidjan, Côte d'Ivoire (PANA) - Les Forces nouvelles (ex-rébellion) ont demandé mardi aux quinze autorités préfectorales concernées par les mesures de suspension prises à leur encontre par l'administration de Laurent Gbagbo de continuer de remplir leur office dans la plus grande sérénité.

Dans un communiqué, les Forces nouvelles estiment que Laurent Gbagbo n’étant plus le président de la République de Côte d’Ivoire, "n’a donc plus qualité pour former un gouvernement et ses ministres factices n’ont pas pouvoir de sanctionner un fonctionnaire de l’Etat".

Pour les Forces nouvelles, "seules les décisions émanant du gouvernement légal et légitime mis en place par le président de la République, Alassane Ouattara, peuvent avoir des effets juridiques à leur égard".

Mettant en garde"les éventuels candidats au remplacement des autorités prétendument sanctionnées", les Forces nouvelles précisent qu’ils ne sont "ni attendus, ni les bienvenus dans les zones Centre, Nord et Ouest (CNO) sous leur contrôle".

Le 28 janvier, le ministre de l'Intérieur du gouvernement de Laurent Gbagbo, Emile Guiriéoulou, avait pris un arrêté suspendant certaines autorités préfectorales de leurs fonctions.

Cette mesure concerne principalement les autorités préfectorales des zones CNO qui avaient fait publier dans la presse leur rapport d'observation du scrutin présidentiel dans leur zone dans lequel, ils démontaient la thèse embouchée par le camp de Laurent Gbagbo sur les supposées irrégularités à l'origine de l'invalidation des votes dans sept départements.
-0- PANA BAL/JSG/IBA 02fev2011

02 février 2011 09:35:21




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