Les Etats-Unis réitèrent leur soutien aux efforts de l'UA en Somalie

Kampala- Ouganda (PANA) -- Les Etats-Unis ont réitéré dimanche leur soutien à la Mission de l'Union africaine en Somalie (AMISOM) face à la menace que représente le groupe terroriste Al-Shabab lié à la nébuleuse Al-Qaeda.
Le secrétaire américain à la Justice, Eric Holder, a indiqué à l'ouverture du 15ème sommet de l'UA, à Kampala, en Ouganda, qu'il faudrait plus que le maintien de la paix et le maintien de l'ordre pour mettre fin aux menaces posées par les groupes terroristes dans ce pays de la Corne de l'Afrqiue.
"Les Etats-Unis reconnaissent que le maintien de l'ordre ne suffit pas pour mettre un terme à la menace du groupe Al-Qaeda", a déclaré M.
Holder, soulignant la détermination de son pays à vaincre le groupe terroriste en Somalie.
On rappelle qu'Al-Shabab a revendiqué les attentats du 11 juillet dernier à Kampala, qui ont fait 76 morts et plusieurs blessés.
Les responsables du groupe Al-Shabab ont expliqué avoir mené ces attaques en Ouganda pour venger le meurtre de Somaliens innocents par les soldats ougandais à Mogadiscio.
Les Etats-Unis ont réitéré leur soutien à l'opération de maintien de la paix en Somalie, sans en préciser la nature.
Le président de la Commission de l'UA, Jean Ping, a dit aux dirigeants africains réunis sur place pour le sommet que les efforts visant à mettre fin à la crise exigeaient l'augmentation de la force de 6.
100 soldats déjà sur place à Mogadiscio.
Il a plaidé pour le renforcement des moyens militaires, notamment la mise à disposition de cinq hélicoptères militaires pour améliorer le déplacement des troupes durant leur mission de maintien de la paix.
Toutefois, des pressions croissantes plaident pour le changement du mandat de l'AMISOM qui est de maintenir la paix, afin qu'elle puisse faire régner la paix et que les forces puissent attaquer les positions rebelles, puisqu'il n'y a pas d'accord de paix ni de cessez-le feu à surveiller.
Dans une précédente interview accordée à la PANA, M.
Ping avait estimé que la révision du mandat n'était pas possible dans un avenir prévisible, à cause des craintes de violations massives des droits humains.
Selon lui, ceci pourrait déboucher sur un tollé à cause des morts civils.

26 juillet 2010 11:21:00




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