Le taux élevé de déperdition scolaire préoccupe les ONG en Zambie

Lusaka, Zambie (PANA) – Les mariages et les grossesses précoces en Zambie "sont une véritable bombe à retardement" nécessitant des efforts concertés pour la désamorcer, selon le Conseil de coordination des organisations non gouvernementales (Non-Governmental Organisations Coordinating Council, NGOCC).

Préoccupé par le taux élevé de filles expulsées de l'école dans la localité de Luwingu, dans le nord de la Zambie, à cause des mariages précoces et des grossesses, le Conseil a indiqué mardi que le taux de déperdition scolaire était le résultat du manque de stratégies d'investissement dans le secteur de l'éducation de la part du gouvernement.

D'après les statistiques remises à la NGOCC et au Conseil zambien du développement social (Zambia Council for Social Development, ZCSD), 86 pour cent des filles abandonnent l'école entre les niveaux 4 et 7 dans la circonscription de Lupososhi.

Par exemple, à l'école primaire de Likolongo, l'organisation a annoncé que seules 4 sur 28 filles qui ont débuté le niveau 4 ont atteint le niveau 7 en 2014.

Les taux élevés d'abandon enregistrés à Lupososhi sont attribués aux difficultés socio-économiques et aux normes traditionnelles et culturelles dans la localité et l'absence de modèles de réussite féminine dans la localité a largement aggravé la situation.

"C'est triste de noter que la localité ne dispose pas d'écoles secondaires pour recueillir le nombre élevé d'élèves sortis du primaire", a souligné la directrice exécutive de NGOCC, Engwase Mwale.


-0- PANA MM/AR/ASA/TBM/SOC 18août2015

18 août 2015 19:48:16




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