Le système scolaire togolais maintient le cap du dynamisme, selon le ministre de l’Education

Lomé,Togo (PANA) -  Le ministre en charge des Enseignements primaire, secondaire et de la Formation professionnelle, Pr Komi Palamwé Tchakpélé, a estimé que le système éducatif togolais « maintient le cap du dynamisme » lors de son message à la veille de la rentrée scolaire, effective depuis le 2 octobre, a noté la PANA.

Environ 2 413 390 élèves ont repris le chemin de l'école le 2 octobre dernier sous le signe du boycott par des enseignants du public, protestant contre leurs conditions de vie et de travail, a-t-on indiqué.

En bon scientifique, Pr Komi Palamwé Tchakpélé se base sur des chiffres que ce soit au niveau des indicateurs de scolarisation, des infrastructures d’accueil que des résultats des examens ainsi que des séances de recyclages prévues pour renforcer les capacités opérationnelles des enseignants.

Ainsi, les indicateurs de scolarisation, a-t-il déclaré, « sont en constante progression »,  estimant qu’au niveau de l’enseignement général, l’effectif des élèves est de 2 353 829 en 2016-2017, contre 1 473 919 élèves en 2005, soit une augmentation de 59,69 %.

Dans l’enseignement technique, indique par ailleurs le ministre, les effectifs attendus sont estimés à 47 960 apprenants contre 44 825 en 2016-2017, soit une augmentation de 7%.

Le taux net de scolarisation est ainsi passé de 86% en 2010-2011 à 93,8.% en 2016-2017, soit une progression de plus de 7 points, indique Pr Tchakpélé.

La parité filles/garçons est « presque atteinte au préscolaire et au primaire », constate le ministre, mais, a-t-il souligné, « des efforts restent à faire dans le secondaire où l'on compte en moyenne 80 filles pour 100 garçons dans le premier cycle et 52 filles pour 100 garçons dans le second cycle ».

Quant aux indicateurs de qualité, « ils sont en constante amélioration », note le ministre Tchakpélé.

Au primaire, selon les chiffres fournis par le patron de l’éducation nationale, « le taux d’achèvement est passé de 85,4% en 2015 à 97,7% en 2016, dépassant ainsi la cible du scénario accéléré de 97%, alors qu’il était estimé à 69,4% pour 2006-2007 et 79 % en 2011-2012, marquant un bond considérable de plus de 28 points entre 2006 et 2016 ».

Au secondaire : collège et  lycée, les taux d’achèvement enregistrent aussi des progrès. Ils sont passés respectivement de 41,6% en 2015 à 44% en 2016 au collège, et de 19,1% en 2015 à 26,6% en 2016 au lycée, affirme en outre Pr Tchakpele.

Or, en 2006-2007, le taux d’achèvement n’était que de 10,5% au lycée, rappelle le ministère.

Le taux de redoublement au primaire, est passé de 9,5% en 2015 à 8,4% en 2016, alors qu’il était de 23% en 2012 et 16% en 2014, « marquant ainsi une diminution drastique du phénomène grâce à d’importantes mesures prises par le gouvernement pour restructurer les cycles du primaire », commente le ministre Tchakpélé.

En ce qui concerne l’enseignement secondaire général, le taux de redoublement est passé de 22,6% en 2015 à 21,3% en 2016 au premier cycle, et de 22,3% en 2015 à 22,2% en 2016 au second cycle, « dénotant ainsi une faible diminution du phénomène dans ce cycle », souligne Tchakpélé.

Les résultats du baccalauréat, à titre d’exemple, ont connu une progression : dans l’enseignement général, il est de 59,88% cette année contre 40,64% en 2016, tandis que dans l’enseignement technique, il est de 85,03 en 2017 contre 68,14% en 2016.

Les conditions d’accueil et renforcement de l’offre éducative, également en nette amélioration, selon le ministre qui informe de la construction de 579 salles de classes équipées pour le compte du primaire et la construction et l’équipement de 28 collèges d’enseignement général et de neuf lycées.

En outre, plusieurs formations sont prévues pour les enseignants déjà sur le terrain ainsi que pour des élèves devant intégrer des écoles d’instituteurs pour un total de 1766.

Malgré ce dynamisme loué par le premier responsable de l’Education nationale, l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants demeure l’épine dans la chaussure du gouvernement, en dénote la grève de 48 heures qui a inauguré le démarrage de la rentrée le 2 octobre dernier, surtout dans le public.

Les enseignants regroupés au sein de la Coordination des enseignants de l’éducation, outre les avantages en numéraires, réclament le règlement définitif des problèmes des enseignants à la Caisse nationale de sécurité sociale, l’annulation des mutations punitives, la résolution du problème des normaliens (étudiants de l’Ecole normale supérieure qui forme des enseignants) et l’intégration des enseignants volontaires par un concours spécial.
-0-PANA FAA/BEH 09oct2017

09 octobre 2017 16:02:18




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