Le sommet sur les OMD, une nouvelle impulsion à la lutte pour la santé

Kampala- Ouganda (PANA) -- Les responsables des agences onusiennes de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme ont estimé lundi à Kamapala que les dirigeants du monde entier devraient renouveler leur engagement à assurer le développement et la santé lors du sommet sur les Objectifs de développement du millénaire (OMD), prévu le 5 octobre 2010.
"Nous devons véhiculer à ce sommet le concept de responsabilité partagée car aucun pays ne peut faire face seul aux enjeux globaux émergents, particulièrement ceux concernant la santé", a déclaré à la presse le directeur exécutif de l'ONUSIDA, Michel Sidibé, en marge du sommet de l'Union africaine qui se tient dans la capitale ougandaise.
Il a mis en garde contre la réduction des investissements sur le VIH qui mettrait à mal la réponse mondiale pour une maîtrise des nouvelles infections.
Par ailleurs, le directeur exécutif du Fonds mondial de lutte contre le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme, Michel Kazakstine, s'est dit impressionné de voir les chefs d'Etat et de gouvernement africains discuter de questions liées à la santé au 15ème sommet de l'Union africaine, alors qu'il y a d'autres questions pressantes avec lesquelles le continent est aux prises.
"De ce sommet, nous attendons du soutien pour éliminer la transmission du VIH de la mère à l'enfant", a dit M.
Kazakstine, notant que la santé maternelle et infantile avait énormément progressé cette année en Afrique.
Concernant la lutte combinée contre les trois maladies pour lesquelles le Fonds mondial accorde des ressources, il a affirmé qu'il fallait les regrouper.
"On ne peut dissocier les services anténataux du dépistage et de la prise en charge psychologique.
Les femmes et les enfants sont essentiels à la promotion des soins de santé", a-t-il indiqué.
Selon M.
Sidibé, le leadership politique dans le cadre de la lutte contre ces maladies est d'une importance capitale dans tous les pays, bien que, pour la première fois, son agence soit confrontée à une réduction du financement du fait de la crise financière et économique mondiale.
Pour lui, le déficit du financement du VIH est énorme - environ 26 milliards USD - et, sur ce montant, seuls 16 milliards dollars américains ont été mobilisés cette année.
"Pour s'assurer que tous les programmes de prévention, prise en charge psychologique et traitement, sont totalement financés, nous avons besoin, au moins, de 10 milliards dollars de plus.
Nous passons d'une période d'abondance à une période d'austérité.
Nous espérons que nous reviendrons à la situation normale après la reprise de l'économie des pays donateurs", a ajouté M.
Sidibé.
Les ressources à la disposition de l'ONUSIDA sont également utilisées pour renforcer la gouvernance dans la santé et les capacités des laboratoires, à accroître le personnel de santé et à développer les innovations.
Selon un officiel de l'ONUSIDA, si le financement international est réduit ou n'est pas complété par les contributions des pays récipiendaires, il y a de fortes chances que le financement du SIDA dans plus de 100 pays soit compromis.
"Sans des investissements soutenus, les acquis en matière de prévention et de traitement seront annulés et le bilan des décès liés au SIDA et les nouvelles infections va augmenter", a-t-il ajouté.

26 juillet 2010 13:00:00




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