Le sommet spécial d'Abuja prend fin ce mardi sur un engagement renouvelé des leaders africains

Abuja, Nigeria (PANA) - Le sommet spécial d'Abuja (Nigeria) prend fin ce mardi par une conférence de presse sur les résultats des travaux du sommet fortement influencés par la Feuille de route de l'Union africaine pour la responsabilité partagée et la solidarité mondiale dans la riposte au SIDA, à la tuberculose et au paludisme.

Lors des travaux de ce sommet, la présidente de la Commission de l'Union africaine, Dr Nkosazana Dlamini-Zuma, avait faire remarquer que:  « mettre fin au VIH/SIDA, à la tuberculose et au paludisme ne sera pas facile, ni rapide, ni moins cher », précisant que l'Afrique demeure à la traîne en matière d'atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement pour mettre fin et renverser la tendance de l'épidémie de la tuberculose à l'hrizon 2015.

La conférence de presse, conjointement animée par Dr Nkosazana Dlamini-Zuma, le Premier ministre éthiopien, M. Hailemariam Dessalegn et le chef de l'Etat nigérian, Goodlock Jonathan, fera état des nouveaux engagements pris par les leaders africains en faveur de la riposte au VIH/SIDA, à la tuberculose et au paludisme.

En effet, bien que les Etats membres de l'Union africaine aient accru, entre 2001 et 2011, les ressources nationales dédiées à la santé et augmenté, entre 1990 et 2010, la part des budgets annuels consacrés à la santé, ces progrès restent en moyenne inférieurs à l'objectif qu'ils avaient fixé en 2001 à Abuja.

Dans le but d'intensifier ces progrès, pour que les pays africains puissent atteindre les objectifs fixés à l'échelle internationale (Point 6 de l'OMD),  d'ici 2015, l'Union africaine avait élaboré en juillet 2012 une « Feuille de route pour la responsabilité partagée et la solidarité mondiale dans la riposte au SIDA, à la tuberculose et au paludisme ».

Dans le but de relever les nouveaux défis pour lesquels de nouveaux engagements sont attendus du sommet spécial, la Feuille de route de l'Union africaine prend des mesures pour réduire « la dépendance à l'égard d'une poignée de donateurs » pour le financement de la santé, ainsi que pour les médicaments et les produits sanitaires du continent.

C'est ainsi que parmi les mesures prises par la Feuille de route figurent la quantification du déficit de financement au niveau des pays, l'identification des options politiques pour accroître les ressources, l'engagement financier accru du secteur privé et l'inclusion des services liés à la santé, au paludisme et au VIH dans différentes formes d'assurance-maladie.

C'est ainsi qu'une baisse globale de 53% du coût des antirétroviraux a été enregistrée en Afrique du Sud, suite à la modification des procédures d'appel d'offres pour stimuler la concurrence et améliorer la transparence.

Au Kenya, des mesures concrètes ont été prises pour mettre en œuvre  des options de financement national durable, en affectant 0,5 à 1 %  de ses recettes publiques à un Fonds contre le VIH, tandis qu'au Zimbabwe, 3% des revenus imposables des travailleurs sont affectés à un Fond national de lutte contre le SIDA.

Tandis que le Rwanda et l'Ouganda prélèvent une taxe sur l'utilisation des téléphones mobiles, le Bénin, le Congo, Madagascar, le Mali, Maurice et le Niger appliquent une taxe sur les billets d'avion pour financer la lutte.
-0- PANA SSB/IBA  16juillet2013

16 juillet 2013 11:37:37




xhtml CSS