Le règlement des conflits fonciers en tête des réalisations de l’Ombudsman sortant au Burundi

Bujumbura, Burundi (PANA) - Les conflits fonciers ont représenté 60% des dossiers de plaintes diverses reçus et traités par l’«Ombudsman» (Médiateur de la République), Mohamed  Rukara, dans un rapport d’activités de son unique mandat de six ans, devant l’Assemblée nationale dont dépend l'institution.

La mise en place de l’Ombudsman découle de l’accord inter-burundais de paix d’août 2000, à Arusha, en Tanzanie, qui lui a conféré la mission globale d'instaurer la bonne gouvernance administrative, politique, économique et financière, ainsi que le respect des droits humains au sortir de plus d’une décennie de guerre civile dans le pays.

Au terme de son mandat, certains dans l’opinion regrettent néanmoins l'absence de l’Ombudsman sur le terrain des conflits à caractère politique, administratif et des droits humains.

Au cours de l'année 2015, marquée par une grave crise politique et des droits humains, l'Ombudsman burundais n'a pas pu faire ses preuves à cause d'une longue maladie qui l’a éloigné du pays.

Au niveau extérieur, M. Rukara peut, par contre, se réjouir du succès de l’une des rares conférences internationales de ces derniers mois de crise au Burundi que son bureau a organisée avec succès à Bujumbura, fin septembre dernier, sur le «rôle des ombudsmans et des leaders religieux dans la prévention des conflits identitaires et religieux».

Le médiateur de la République du Burundi doit aussi remettre à la sortie, l’autre mandat de vice-président que lui avaient confié ses homologues africains.

Dans sa nouvelle vie, le dignitaire musulman respecté ne devrait pas chômer grâce à une radiotélévision privée, des écoles islamiques et des instituts médicaux à charge.

On lui prête encore dans son entourage des entrées faciles dans les Emirats arabes du Golfe où il a tissé des liens solides après ses études universitaires en Arabie Saoudite.
-0- PANA FB/IS/SOC 18nov2016

18 novembre 2016 13:53:56




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