Le rapport du FNUAP 2017 sur l'état de population sonne l'alerte sur les inégalités

Abidjan, Côte d'Ivoire (PANA) - Le rapport sur l’état de la population mondiale 2017 du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), publié mardi, alerte sur l’urgence de remédier  aux inégalités et la nécessité pour les femmes les plus pauvres de décider par elles-mêmes de leur vie, pour éviter les troubles et la menace sur la paix dans les pays, entraînant la non atteinte de leurs objectifs de développement.

Portant le titre évocateur : "Des mondes à part : Santé et droits en matière de reproduction à une époque marquée par les inégalités", le rapport 2017 du FNUAP avertit en outre que les inégalités, notamment en matière de santé et de droits sexuels et reproductifs, pourraient compromettre la réalisation des objectifs de la communauté internationale tout entière.

Il souligne que l’absence d’accès des femmes les plus pauvres aux services de santé reproductive, y compris à la planification familiale, peut affaiblir les économies et mettre en péril les progrès accomplis vers l’atteinte de l’Objectif de développement durable 1, relatif à l'eradication de la pauvreté.

Les disparités économiques renforcent d’autres inégalités, lesquelles les renforcent à leur tour. Parmi celles-ci figurent les inégalités en matière de santé des femmes. En effet, seule une minorité de femmes privilégiées sont en mesure de contrôler leur fertilité et, en conséquence, d’acquérir des compétences, d’entrer sur le marché du travail et d’accroître leur pouvoir économique.

"Les inégalités au sein des pays aujourd’hui ne sauraient être réduites à une ligne séparant les riches des pauvres. De plus en plus, il s’agit de l’écart entre les personnes qui peuvent et celles qui ne peuvent pas. Les femmes pauvres qui ne sont pas en mesure de décider elles-mêmes du nombre d’enfants qu’elles auront ou qui sont en mauvaise santé en raison de soins insuffisants en matière de santé reproductive forment la majorité des personnes qui ne peuvent pas", ajoute Dr Kanem.

Selon le rapport, dans la plupart des pays en développement, les femmes les plus démunies sont aussi celles qui ont le moins d’options en matière de planification familiale, qui disposent de l’accès le plus limité à des soins prénatals, et qui sont le plus susceptibles d’accoucher sans l’aide d’un médecin ou d’une sage-femme.

Ainsi, chaque année, dans les pays en développement, le manque d’accès à des services de planification familiale entraîne 89 millions de naissances non planifiées et 48 millions d’avortements, selon les statistiques du FNUAP.

-0- PANA BAL/TBM 17oct2017

17 octobre 2017 21:24:20




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