Le rapport de l'Unicef indique que 1,4 million d'enfants ont été déplacés par Boko Haram

New York, États-unis (PANA) – Le Fonds des Nations unies pour l'Enfance, (UN Children’s Fund, Unicef) a indiqué, dans un rapport publié jeudi, que des années de violence provoquée par Boko Haram dans le bassin du Lac Tchad, qui regroupe le Nigeria, le Cameroun, le Tchad et le Niger, ont créé une grave crise humanitaire qui a déplacé 1,4 million enfants et bloqué au moins un million dans des zones difficiles d'accès.

Le directeur régional de l'Unicef pour l'Afrique de l'Ouest et du centre, Manuel Fontaine, a indiqué dans un rapport que "La crise du Lac Tchad constitue l'une des plus grandes en termes de migration et de déplacement d'enfants dans le monde".

"Les besoins humanitaires dépassent la réponse, surtout maintenant que de nouvelles zones auparavant inaccessibles dans le Nord-est du Nigeria le sont actuellement", a-t-il indiqué.

Publié en vue du Sommet des Nations unies pour les Réfugiés et les Migrants le 19 septembre 2016, le rapport intitulé: "Enfants sur les routes; Enfants laissés pour compte", met l'accent sur l'impact de l'insurrection de Boko Haram sur les enfants dans les pays du bassin du Lac Tchad et son bilan néfaste sur les enfants.

Il indique que le rapport note qu'en plus des 2,6 millions de personnes déplacées en ce moment, 2,2 millions de personnes, dont plus de la moitié des enfants, seraient bloqués dans des zones sous le contrôle de Boko Haram et ont besoin d'assistance humanitaire.

Le rapport a également indiqué qu'environ 38 enfants ont déjà été utilisés pour mener des attaques suicides dans la région du bassin du Lac Tchad, ce qui porte leur nombre total cette année à 86 depuis 2014.

Il a conclu qu'environ 475.000 enfants dans la région du bassin du Lac Tchad vont souffrir cette année d'une malnutrition aiguë grave contrairement aux 175.000 enregistrés en début d'année, et rien que dans le Nord-est du Nigeria, environ 20.000 enfants ont été séparés de leurs familles.

Le rapport indique ensuite que la plupart des populations déplacées, plus de 80 pour cent, vivent dans des familles avec des voisins, ce qui ajoute aux difficultés de certaines des communautés les plus pauvres au monde.

L'officiel de l'Unicef a donc indiqué: "Les communautés locales partagent le peu qu'elles ont pour aider les autres dans le besoin dans un acte d'humanité que font des milliers de familles dans les zones en conflit".

Il a révélé que l'Unicef œuvre avec des partenaires pour répondre aux besoins élémentaires des enfants et de leurs familles dans les zones affectées par les conflits. Déjà cette année, près de 170.000 enfants ont reçu un soutien psychosocial, près de 100.000 ont reçu un traitement contre une malnutrition aiguë grave et plus de 100.000 autres ont pris part aux programmes d'enseignement.

M. Fontaine a également ajouté que l'agence, qui n'a reçu que 13 pour cent des 308 millions de dollars américains dont elle a besoin pour fournir une  assistance aux familles affectées par la violence de Boko Haram dans la bassin du Lac Tchad, lance un appel aux donateurs pour une augmentation de leur soutien aux communautés affectées.
-0- PANA AA/VAO/ASA/BEH/IBA 25août2016

25 août 2016 18:14:43




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