Le programme national libyen porte ses fruits

Tripoli- Libye(PANA) -- Les statistiques oficielles du Comité national libyen de lutte contre le SIDA estimaient, en décembre 2000, à 1985 le nombre des personnes atteintes de la maladie en Libye, expliquant que les relations sexuelles et la toxicomanie en sont les principaux facteurs de propagation de la pandémie dans ce pays.
Le premier cas du VIH/SIDA a été identifié en 1981 en Libye.
Le malade, de sexe masculin, avait été contaminé à l'étranger.
Devant l'ampleur du fléau, les autorités sanitaires du pays ont décidé, en 1987, de la création d'un Comité national pour la lutte contre la maladie.
Les autorités libyennes ont mis en place, à partir de la découverte de la maladie trois plan d'actions de courte, moyenne et longue durée en collaboration avec l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour exécuter le programme national de lutte contre le VIH/SIDA.
Ce programme repose sur le signalement obligatoire de la maladie, la réorganisation du comité national de lutte contre le SIDA qui s'est élargi partir de 1989, à savoir, les comités populaires (ministères) de la Justice, de l'Enseignement et d'autres institutions, le contrôle et la fourniture des médicaments aux personnes atteintes.
15 ans après la détection du premier cas en Libye et le développement de l'expérience du personnel traitant à travers le pays, le nombre de porteurs du virus s'est stabilisé et a tendance à chuter, selon le centre spécialisé libyen.
Ce centre a décidé de poursuivre et de renforcer sa stratégie d'information, de communication et d'éducation, de sensibilisation du large public à côté de la participation efficace de tous les secteurs concernés dans le domaine de la prévention et la lutte contre le virus.
Il a également décidé de la création de filiales dans toutes les villes libyennes pour suivre de très près tous les cas et veiller sur toutes les opérations de transfusion du sang même dans les centres hospitaliers et les dispensaires dans les régions retirées du pays.
Le directeur du centre spécialisé libyen, Dr Allaghi Bashir a souligné que la priorité des priorités de son établissement consiste à poursuivre la fourniture gratuite des médicaments et à assurer l'assistance médicale et psychologique pour les personnes atteintes en leur garantissant la dignité sociale.
A cet effet, une équipe de spécialistes a été formée pour assurer la mise en exécution du programme libyen sur le niveau national.
L'équipe est chargée, entre autres activités, du contrôle des composantes les plus exposées à la maladie dans la société, l'organisation des campagnes d'information et de sensibilisation afin de lever définitivement le mystère qui entoure la maladie surtout en milieu rural et la formation des cadres spécialisés.
Interrogé par la PANA, Dr Allaghi a affirmé que le nombre de personnes atteintes en Libye s'est stabilisé et a commencé à reculer surtout dans les grandes villes ou les moyens d'information ont joué, aux côtés du centre, un rôle de premier plan.

19 avril 2001 19:26:00




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