Le programme des Nations unies sur le VIH/SIDA sera mis en oeuvre dans 5 régions prioritaires du Sénégal

Dakar, Sénégal (PANA) – Dans le souci de réduire la transmission de la pandémie du VIH/SIDA dans les prochaines années, le Sénégal a ciblé cinq régions au sud et sud-est (Kolda, Sédhiou, Ziguinchor, Tambacouda, Kédougou) qui bénéficieront de la mise en œuvre de la stratégie ''Tester et traiter'' du programme commun des Nations unies sur le VIH/SIDA en Afrique de l'Ouest et centrale, a annoncé lundi à Dakar la directrice du Conseil national de lutte contre le SIDA (CNLS), Dr Safiatou Thiam.

Cette décision s'inscrit dans les priorités du nouveau plan stratégique de lutte contre le VIH/SIDA sur une période de cinq ans au Sénégal.

Initiée par l'ONUSIDA, la stratégie ''Tester et traiter'' vise à accélérer la lutte contre la transmission du virus d'ici 2030.

''Nous voulons commencer cette approche dans ces régions car les données montrent une forte concentration de l'épidémie. Nous voulons également toucher les groupes-clé (prostituées, transporteurs et autres) qui sont souvent vulnérables face à la pandémie", a-t-elle déclaré au cours d'un atelier régional de partage sur les modalités de mise en oeuvre de la stratégie ''Tester et traiter'' dans six pays de l'Afrique de l'Ouest et du Centre.

''Cette stratégie est importante car elle contribue à un but que nous avons fixé qui consiste à réduire de façon considérable les nouvelles infections telles que la transmission de la mère à l'enfant et au niveau des groupes-clé'', a-t-elle ajouté.

Dans la même perspective, le Dr Thiam a indiqué que le Sénégal s'efforce pour donner un traitement précoce à toute personne nouvellement dépistée positive. Car selon elle, les recherches ont prouvé que le traitement précoce freine la transmission du virus.

Afin d'arriver à ce stade, elle a précisé que la CNLS mettra le focus au niveau de la sensibilisation afin d'amener 90 pour cent de la population sénégalaise à se faire dépister dans les jours à venir.

Au niveau des régions ciblées, la stratégie vise à réduire de 50 pour cent les infections dans les quatre années à venir.

Au Sénégal note-on, le taux de prévalence du VIH/SIDA est de 0,7 pour cent. Le traitement antirétroviral (ARV) est pris en charge à 60 pour cent par l'Etat.

-0- PANA KAN/TBM/IBA 02juin2014

02 يونيو 2014 22:06:14




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