Le programme de croissance de l'Afrique, une priorité pour la présidence mexicaine du G-20

Addis-Abeba, Ethiopie (PANA) - Le Mexique s'est engagé à mettre à profit sa présidence du Groupe des 20 pays les plus industrialisés (G-20) pour s'assurer que les pays riches n'appliquent pas de politiques de nature à restreindre les échanges et l'accès aux marchés.

Roberto Marino, le représentant spécial de la présidence mexicaine du G-20, a déclaré à la presse à Addis-Abeba que des efforts étaient déployés pour convaincre les pays riches d'injecter plus de fonds dans la Banque africaine de développement (BAD).

Le G-20 est le forum visant à faire de la coopération économique internationale un élément de la reprise économique mondiale.

"Par le biais du G-20, nous fortifions les organisations comme celles qui se trouvent en Afrique. Il est important d'augmenter les ressources de la BAD puisque cet effort est susceptible de générer de nouveaux échanges", a-t-il déclaré.

Le Mexique, qui était représenté aux réunions des ambassadeurs et des ministres du sommet de l'UA, a indiqué qu'il prévoyait de se servir de son leadership du G-20 pour mettre en place des politiques pour relancer l'économie mondiale.

"Nous avions le projet de prendre des mesures politiques pour placer l'économie mondiale sur la voie d'une croissance durable", a souligné M. Marino.

"Les économies africaines ont enregistré des taux de croissance au-dessus de la moyenne dus au renforcement de ses échanges avec le reste du monde", a ajouté M. Marino, pour qui le processus du G-20 a évité la récurrence des mesures protectionnistes et la tentation de fermer les marchés.

Le président rwandais, Paul Kagame, doit s'adresser au sommet de l'Union africaine sur la question de l'efficacité de l'aide à un moment où les pays riches font face à une crise de la dette.

M. Marino a expliqué que le Mexique s'engageait à trouver une solution bénéfique aux autres pays sur cette crise de la dette, qui affecte également les économies africaines.

D'après lui, la plupart des pays sont désormais plus confiants et ont exprimé "une grande satisfaction" des efforts de l'Afrique pour maintenir des politiques favorisant la croissance économique.

Par ailleurs, Abdoulie Janneh, le directeur exécutif de la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique (CEA), a indiqué que ceux qui doutaient du potentiel de l'Afrique à se développer rapidement, avaient pu constater qu'ils avaient tort.

Ce sentiment est également partagé par Ibrahim Mayaki, le secrétaire exécutif du Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD), qui a souligné qu'il fallait à l'Afrique des objectifs ambitieux pour créer des emplois en Afrique.

-0- PANA AO/MA/FJG/TBM/IBA  29jan2012

29 janvier 2012 19:47:56




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